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31 août 2008

DYNAMISME ET ESPRIT DE CONQUETE DANS LA CONFRERIE MOURIDE D'AHMADOU BAMBA M'BACKE



Par: M'backé N'diaye (Bruxelles)
INTRODUCTION

Qu’est ce qui a valu à une confrérie si raillée, si méprisée si farouchement combattue, il n’y a guère longtemps, de gagner en un temps relativement court, une aussi grande reconnaissance, une aussi brusque métamorphose au point de focaliser toute l’attention aussi bien au Sénégal que dans le reste du monde?
Le regain d’intérêt manifesté à l’égard du Mouridisme laisse sans voix les observateurs assidus du phénomène.
Des pays africains aux pays musulmans (Iran, Arabie Saoudite, Egypte, Maroc, Turquie, etc.) en passant par ceux des Amériques (USA, Canada) et d’Europe (Grande Bretagne, Suède, Danemark et bien entendu La France), la Mouridiyya suscite de la curiosité et charrie des torrents de foules convaincues.
Partout des chercheurs passionnés affluent vers la ville sainte de TOUBA à l’occasion de son grand pèlerinage annuel (le grand Magal de Touba) pour scruter la confrérie à la loupe et partager la ferveur religieuse en vivant en communion extatique avec Le Seigneur Très Haut. Les medias de tous bords et de toutes les contrées braquent leurs projecteurs sur la confrérie et/ou tendent leurs micros à ses représentants (BBC, CNN, RFI, AL JAZEERA) et je passe sous silence l’omniprésence de la Mouridiyya dans la presse écrite, des magasines et publications spécialisées du monde entier.
Pourquoi cette soudaine recrudescence de l’intérêt porté à la confrérie fondée vers 1885 par Mouhammad ben Mouhammad ben habiballah plus connu sous le nom de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké ? Est-ce par ce qu’elle porte très haut la sanctification du travail inscrite en lettre d’or sur son étendard flottant ? Ou serait-ce que l’esprit de cette voie foncièrement soufie s’inscrit dans les valeurs triomphantes de l’idéologie capitaliste, libérale en cette fin du second millénaire ? Qu’y a-t-il dans le Mouridisme qu’on ne retrouve pas dans les autres confréries soufies ? Quelle est sa spécificité ?
Cette question mérite sans nul doute d’être posée. Mais a-t-elle une seule réponse ? Sans doute non, mais nous essaierons de démontrer pourquoi le Mouridisme n’est pas comme les autres Turuq (voies soufies) à travers le monde. Peut être que entreverrons- nous, à travers ce prisme, un début de réponse à notre interrogation.
Il s’agit, pour y parvenir, d’analyser dans un premier temps (1), par une procession dialectique à travers l’Histoire des évènements et la socio psychologie du peuple sénégalais (et du groupe Wolof en particulier), à partir d’une situation d’infortune climatique, de marasme économique et de ruine politique, comment cet ordre soufi s’est lentement mais progressivement hissé au sommet de la gloire et de la célébrité.
Ensuite dans un deuxième temps (2), nous nous préoccuperons de savoir comment ce qu’il est convenu d’appeler le patrimoine est précieusement et savamment géré par l’institution califale en examinant respectivement le processus de constitution d’une forte identité mouride avant d’appréhender la manière dont les mourides réutilisent les dividendes tirées du rayonnement grandissant de leur confrérie.

M'BACKE N'DIAYE

LES MULTIPLES FACETTES DU PROPHETE MUHAMMAD par M'backé N'diaye (Bruxelles)


1ere PARTIE
L’HOMME POLITIQUE :

La facette politique de Mouhammad (psl) s’est dégagée au fur et à mesure de la réception et de la diffusion du Message. La prise en compte du contexte sera déterminante dans la définition et l’approche stratégique adoptée par Mouhammad (1) pour arriver à la conquête du pouvoir politique (2).

1)- La Stratégie de déploiement :
Après avoir reçu la Révélation dans la grotte de Hîrâ dans les environs de la Mecque, Mouhammad sentit la nécessité de se faire réconforter par son épouse khadîja qui lui suggérera de s’en ouvrir à un érudit versé dans les sciences et traditions théologiques judéo-chrétiennes, Waraqata Ibn Nawfal. Ce dernier n’eut pas du mal à déceler chez Mouhammad les signes de l’élection divine (le nomos de moïse).
La première démarche du prophète après cet événement fut de mettre au point une stratégie de diffusion de message. Il commença donc par le prêche de proximité selon les modalités révélées dans le Coran : « Wa andhir achiirataka al aqrabiin ».
L’hostilité du milieu (l’organisation tribale) de la société jâhiliyya arabe imposa d’abord que cette démarche fut clandestine (a), mais également confina le contenu du discours à son aspect individuel et monothéiste (b).
a)- La Clandestinité : la défiance de Mouhammad par rapport aux croyances polythéiste en vigueur dans la société Mecquoise tribaliste fortement inégalitaire et esclavagiste conduisirent Mouhammad s’abord à diriger essentiellement son prêche aux couches les plus mal loties, à savoir les esclaves, les pauvres, les femmes, etc. mais aussi à sa famille la plus proche notamment sa femme et son cousin Ali (al-aqrabîne wa-al-mustad'afîne), taux de réceptivité élevée. Le discours de Mouhammad eut un réel impact sur ces deux catégories sociales.
b)- Le Contenu du discours : Le point focal du discours de Mouhammad en ses débuts de la révélation fut incontestablement le refus du polythéisme (Shirq). En effet, Mouhammad était surtout préoccupé par le souci de glaner ça et là de personnalités assez fortes pour se prémunir d’éventuels contre-attaques de la société. Sa démarche était d’inculquer aux nouveaux adeptes le dogme du monothéisme sans égard à l’organisation des rapports commerciaux et juridiques qui liaient les membres de la société les uns aux autres. C’est pourquoi, il est remarquable dans le processus de la révélation que toute la partie dite Mecquoise soit essentiellement composée de textes à contenu monothéiste.
Face au prestige grandissant de Mouhammad au sein des couches les plus démunies, les Mecquois adoptèrent progressivement une attitude de plus en plus hostile au fur et à mesure que grandissait le message de la nouvelle foi. Et bientôt Mouhammad deviendra personna no grata et ses disciples durement persécutés. À la perte de ses deux protecteurs, ( Khadîja et Abou Tâlib) grands dignitaires de la tribu des hashimites, le prophète se résolu à émigrer dans la clandestinité à Yathrib, il en conseilla de même à tous ceux qui avaient embrassé la nouvelle foi.
C’est donc à Yathrib devenu Médine qu’eut lieu la fameuse conjuration qui débouchera sur la constitution d’une cité policée en opposition à celle de la Mecque.

2)- La Gestation de la conquête du pouvoir politique :
La société théocratique et égalitaire créé par Mouhammad est régit par le lien de la fraternité religieuse (al-muâkhâ) qui exclu toute idée de tribalisme ou de servitude (Aççabiyya et Ubûdiyya).
L’expansion politique se fait en deux phases, d’abord par une approche pacifiste dans la période de fragilité et de constitution de l’Etat (a) et ensuite dans la situation de puissance et de domination (b).
a)- La diplomatie pacifiste : conscient de la fragilité de sa congrégation Mouhammad usa de son talent d’homme politique soucieux de préserver l’intégrité et la sécurité de sa mouvance. Il n’hésita pas à chaque fois que c’était nécessaire de signer des pactes ou de négocier des modus-vivendi pour préserver la paix (çulh al-Hudaybiyya), il alla même jusqu’à contracter de mariages stratégiques pour renforcer son autorité et sa puissance. Cette diplomatie pacifiste se révéla très payante dans le moyen terme puisqu’il permit à Mouhammad de constituer une puissance guerrière qui vint à bout de toutes les résistances provenant des tribus hostiles.
b)- La Paxa Islamica : Après avoir triomphé de tous ses ennemis, le Prophète de l’Islam imposa sa loi au besoin par la force manu militari : la paix islamique « Aslim taslam » (propagande incitant à l’adhésion au projet de société islamique offrant, en contre partie, une protection garantie par la société). Il attribua à tous ceux qui vivaient sous la paix islamique un statut approprié : principe de citoyenneté fondé sur la fraternité religieuse à tous les croyants « al-muslim akhul muslim » et du principe de Zimmî (système de protection garantissant la sécurité et la liberté de culte moyennant le paiement d’une taxe) aux gens du Livre et enfin, la tolérance aux non croyants ou polythéistes.
Cette présentation des choses est fortement exacerbée dans la révélation. A la différence du Coran « mecquois », celui de « Médine » s’adresse à une communauté organisée politiquement viable avec un sommet et une base, un guide et un peuple et un lien définissant l’interaction de ses deux articulations d’où le caractère fortement marqué du troisième volet de la trilogie islamique (al-Ihsân = civisme et citoyenneté). C’est par cette voie que Mouhammad consolida l’Etat nouvellement créé et en s’assurant de l’adhésion de la quasi-totalité des habitants de la péninsule arabique dont il est devenu le chef (Amîr al-muminîn).
La démarche du prophète Mohamed, après avoir perfectionné l’outil de commandement et de propagation de la nouvelle foi ( plus adaptée à l’obstacle que constitue l’organisation sociale de la Jâhiliyya), était d’opposer et de confronter à ses adversaires une nouvelle vision du monde contre la leur ( le système tribale). C’est le sens de son message d’adieu (Hujjatul wad’a) conçu comme un discours alliant à la fois un bilan et des perspectives d’avenir : « al yawm akmaltou lakum dinakum wa atmamtu ‘alaykum ni’matî wa radaytou lakum al-Islama dinan ».

Mbacké NDIAYE
Bruxelles, 22/06/2007
0032-487/622.354
Woeringen 08,
1000 Bruxelles
E-mail : baker070703@yahoo.fr

19 août 2008

LE TEMPS, LES GOUVERNANTS ET NOUS (Par M'BACKE N'DIAYE Bruxelles)

Quand le "si bon dos" du Temps se décharge sur les Gouvernants!

Au nom d’Allah
Le Tout Miséricordieux,
Le très Miséricordieux
Par le Temps!
L’Homme est certes, en perdition
Sauf ceux qui croient
Et accomplissent les bonnes œuvres
S’enjoignent mutuellement la Vérité
Et s’enjoignent mutuellement l’Endurance
AL ‘ASR
Sourate 103 du Saint Coran



Sales temps pour les gouvernants!
Aussi bizarre et aussi surprenant que cela puisse paraître, il est bien révolu le temps ou Le Temps avec son dos large et généreux acceptait d’y supporter courageusement, sans ployer et sans geindre, les innombrables aléas et incommodités de la vie dont les hommes étaient bien souvent les tragiques auteurs sinon les frêles victimes.
Il est bien fini ce temps ou on disait avec abnégation et panache qu’il était de bonne conduite de laisser du temps au Temps!
-Bay’il loola cia loola, ndax yag baw’ul dara!
Il est bien mort le temps ou on était, tous, convaincu et charmé par la force de nos actes ainsi que "le pouvoir de nos rêves" pour venir à bout de nos adversités nombreuses et variées; Il n’est plus, hélas, le temps ou il nous était permis de rêver en croyant ferme à notre bonne étoile : dundu gu dièx’ul té boroom di ndaw luné xajj na cia, avait-on "coutume" de dire!
Aujourd’hui, alors que « les temps » n’ont jamais étés aussi cléments et les hommes aussi enclins à la manie dépensière, l’on se surprend à sous estimer l’effet bienfaisant du temps qui passe :
Grands moyens étatiques, gros investissements améliorant ou augmentant le patrimoine de l’Etat (infrastructures routières et de communication), des choix budgétaires volontaristes destinés à "booster" les capacités de certaines catégories sociales plus ou moins vulnérables ou des tranches de la population judicieusement ciblées, prise en charge de la petite enfance, floraison de lycées et collèges, multiplication des réseaux de formations professionnels et universitaires ; ouverture médiatique sans précédent, liberté de presse et d’association renforcées, liberté de se déplacer ou de s’établir partout dans toute l’Afrique (construction de l’union africaine) etc.
Ce constat objectif est facilement observable : voila pourquoi il est unanime ; Et tous ceux avec qui il m’a été donné d’échanger, à ce propos, (hôtes du pays ou compatriotes rencontré ça et la au cours de mes fréquentes pérégrinations), ont pour la plupart confirmé le "bond qualitatif formidable" que l’économie sénégalaise a réalisé en un si petit laps de temps.

La situation est telle qu’un observateur étranger, qui revient au Sénégal après une courte absence d’environ une dizaine d’années, est vite subjugué, frappé par l’ampleur et la profondeur des transformations structurelles, infrastructurelles et sociales en cours ou déjà réalisé sur toute l’étendu du territoire national !
Mais, par un contraste d’une aberrance choquante, le plus saillant de ces changements notoires s’observe dans le comportement même du citoyen sénégalais : l’homo-sénégalensis aurait, nous dit-on radicalement changé. Il serait devenu parait-il un « enfant pleurard » qui se complait dans des sanglots langoureux et mélancoliques tel un garnement dont les parents auraient omis de bien lui faire comprendre qui ils étaient et ce dont ils étaient capables mais surtout jusqu’où ils ne pouvaient pas aller plus loin pour satisfaire ses vilains caprices. Et, lui, victime de son ignorance réclame, se réclame et revendique sans arrêt tout et rien sans jamais se donner la "peine" de comprendre ni jamais s’octroyer le "temps" de bien apprécier ce qu’on lui offrait si … gracieusement.
Ce portrait panoramique contrasté est par conséquent bien palpable. Et je vais, pour le démontrer, utiliser l’argument favori des détracteurs du régime Libéral : le boom immobilier quasi général au Sénégal.
Que n’a-t on pas dit sur la surenchère immobilière, sur la spéculation et la boulimie foncière ?
Alors que, partout ailleurs, tout le monde sait et répète à qui veut bien l’entendre que quand l’immobilier va, tout va !
Dans notre pays cette bonne santé économique est jugée de manière très péjorative et commentée de façon très dépréciative par l’opposition. Celle justement qui s’était volontairement exclue du champ politique et qui, à présent par effraction, tente coûte que coûte d’y revenir quitte à emprunter des voies mesquines et détournées ; dans le secret espoir de susciter le chaos. (Pourquoi faire un « front » si l’on a décidé librement de ne pas se soumettre à la sanction populaire ?)
A quoi d’autre correspond la tenue de ces "assises" pompeusement et frauduleusement qualifiées de "nationales" sinon à un aveu d’impuissance et surtout à l’échec d’une stratégie « très mal pensée » par des « pseudos » leaders politiques rattrapés par leurs "grosse bêtise" qui les pousse à la quête de subterfuges politiques pour résorber le déficit de popularité qui les frappe et leur besoin vital de reconnaissance.
Rapprochons-nous, un plus, de cette polémique et saisissons-nous, sans passion, de cette question pour expliquer pourquoi selon-nous (nous conformant à l’esprit, aux lois et à la tradition de notre jeune Etat), l’usage du terme "national" dans le cadre de ces assises, initiées par le Front Siggil Sénégaal, nous parait contraire, à la fois, à la légalité républicaine et à toute justice démocratique : Dans notre pays voire même au-delà des frontières de notre entité juridique mère : Celle à partir de laquelle procèdent la validité de toutes les autres!)
Suivant la terminologie et l’esprit du Droit Public précisément dans son aspect constitutionnel, l’usage du terme "national" dans ce cas précis est une usurpation de "bien" public. Un "bien" qui appartient au patrimoine immatériel de l’Etat car il s’agit d’une utilisation frauduleuse et abusive d’un "bien" immatériel appartenant au domaine public de l’Etat. Par conséquent son utilisation doit forcément obéir soit à la volonté du gouvernement démocratiquement élu soit devrait correspondre à une "coutume" bien établie dans la pratique habituelle du pouvoir. Il ne s’agit ici ni de l’une ni de l’autre !
Il ne viendrait à l’esprit d’aucune fédération "nationale" de football, par exemple, de tolérer ne serait-ce que provisoirement la coexistence d’une autre structure qui se revêtirait de la même étoffe ou de la même étiquette "nationale" et qui parlerait pour le compte de ses affiliés ou encore agirait aux noms de ses membres en brandissant l’alibi de l’intérêt général ; arguant fallacieusement que son action serait profitable à tous.
En France le Parti Socialiste, grand perdant d’affilée de ces trois dernières élections présidentielles, est bien en train de se remanier en profondeur, d’organiser ses états généraux en toute responsabilité et de concert avec toutes les forces vives de la même sensibilité et même au delà avec toutes celles qui estiment de leur devoir de se joindre à ce grand remue-ménage salutaire pour tous (intérêt général ?) Sans pour autant éprouver le besoin d’usurper le terme "national" alors que Mme Royale avait obtenu plus 40 % des intentions de vote lors de la dernière consultation électorale phare du pays. Cela n’a pas empêché, dans ce pays, qu’on dise bien « les Etats généraux du Parti socialiste » et non point " Assises Nationales".
Les intellectuels, femmes et hommes politiques de ce grand pays de Droit se sont toujours distingués par leur sens du « raisonnable » mais surtout par le culte du « devoir bien accompli » avec une détermination sans pareille dans le combat et le brassage des idées : ils n’ont jamais appelés, de ce fait, à un soulèvement populaire ni refusé de féliciter le vainqueur en reconnaissant explicitement leur défaite, même après une série d’échecs cuisants lors des trois dernières "Présidentielles": c’est la différence entre la sincérité d’un engagement politique au compte du peuple et l’hypocrisie d’une politique d’ambition égoïste sur le compte du peuple
L’intérêt général, comme vous le savez, ne peut être équitablement et profitablement servi que par une institution légalement constituée soit l’Etat directement ou par l’intermédiaire d’un de ses démembrements ou encore, dans un "cadre légal" précis, par un organisme privé ayant reçu mandat de la part de l’Etat pour agir à cet effet.
Partout en Afrique et dans le monde où des assises ou une conférence "nationales" ont été organisées, elles procédèrent d’abord de la volonté étatique s’il était toujours en mesure de fonctionner dans le cas contraire une assemblée populaire constituante est désignée pour mener à bon port les consultations "nationales". Au Sénégal, c’est l’évidence, aucune de ces conditions n’est réunie. L’usage du mot "national" dans un conclave réunissant "l’opposition boycotteuse" et une partie de "la société civile" est illégale, illégitime et contraire à l’exercice coutumier du pouvoir dans notre pays et même au-delà de nos frontières. Seulement voilà, au Sénégal le ridicule ne tue plus!
Les "Damnés" de la politique sénégalaises, regroupés au sein du "Front Siggil Sénégaal", tentent par tous les moyens de diaboliser le régime Libéral pour, dans la même foulée, s’enorgueillir d’exister à ses côtés et en se nourrissant de l’illusion de se glorifier aux yeux de nos braves concitoyens. C’est pourquoi cette mascarade et ce grand tapage "tapass politique " orchestré à "corps" et à cris (manifestations bidons drainant pas ou peu de monde) faisant appel à un grand renfort de tambours et de trompettes médiatiques, n’atteint ni le cœur ni l’esprit de nos concitoyens lesquels ne sont tombés ni dans le vice du sadomasochisme économique ni rattrapés par le chronisme d'une fièvre amnésique collective fut elle politique.
Les fossoyeurs du régime Libéral semblent mésestimer la grande maturité politique et la légendaire sagesse que notre peuple a capitalisé durant sa longue marche vers le progrès : ne dit-on pas en bon sénégalais que "suul kerr du ko térè feñ" nous y ajoutons, d’ailleurs bien souvent, cet autre adage tout aussi répandu, décliné sous la forme d’une mise en garde pleine d’esprit "suxlu mbêrr ? Pourquoi? And ak moom’a ko genn, muy berré dan, ngay réé! "
Les "mécontents" (comprenez les opposants au régime de Wade) devraient être plus furieux contre eux-mêmes qu’ils ne peuvent, objectivement, l’être contre le parti libéral au pouvoir. Comment peut on en vouloir à ce point à un chef d’Etat dont le seul crime est d’avoir eu, dés le début de son mandat en 2000, le courage et l’engagement de remettre le pays au travail dans le seul but d’atteindre, le plus rapidement possible le développement économique et social tant espéré par les sénégalais. (Voir toutes les stratégies politiques et économiques de la croissance accélérée)
Ces "épaves politiques" entassées dans "la casse FSS" ont trouvé d’autres appellations à ces prouesses économiques que constituent le boom immobilier et les imbrications spectaculaires du réseau routier national : le gaspillage, la dilapidation des deniers publics, mauvais arbitrage des choix et de décisions d’investissements, etc., etc. alors qu’avant l’Alternance de 2000 tout ce dont se plaignaient les sénégalais c’était justement l’absence de ces infrastructures et équipements routiers de qualité. Autant de choses, donc, sur lesquelles un électeur avisé devrait pouvoir se fonder, le moment venu, pour éclairer son jugement et justifier son intention de vote dans le sens soit de siffler une fin de partie d’un match qui n’aurait que trop duré ; soit dans le sens d’accorder à l’équipe en exercice une prolongation méritée!
Tout cela ressortit, bien entendu, de la libre appréciation des électeurs par conséquent, motus et bouche cousue, nous n’en dirons pas plus !
Rappelons, à titre simplement indicatif, que pour avoir raté l’opportunité de faire ce que le régime actuel est en train de réussir, certes lentement, mais sûrement, les désavoués du FSS, furibonds contre eux-mêmes ne sachant plus à quel saint se vouer, se muent en incendiaires pyromanes murmurant tels des conspirateurs nocturnes : sans nous, le déluge !
En plus de s’être autocensurés « électoralement » de la parole et de la place publique, cette "cohorte lugubre" qui marche fixant leurs pieds en broyant du noir, ne s’est pas encore tout à fait rendu compte qu’ils avaient "bêtement" dilapidé quarante précieuses années de la vie du peuple et vient à peine de s’apercevoir qu’ils avaient sacrifié la détermination et le potentiel patriotique des premières générations de sénégalais fraichement sortis du joug colonial et qui étaient disposés à en découdre avec les défis du Développement.
Ces "silhouettes errantes du front sigg’il sénégaal" ne devraient s’en prendre logiquement qu’à eux-mêmes, conscients qu’ils sont, d’être passés à coté de l’exaltante mission à eux confiée par le peuple dans la phase de balbutiements et de construction de notre jeune Etat.
Des générations de jeunes femmes et de jeunes hommes, formées à l’école de la république de l’époque, sont aujourd’hui parmi ceux qui dirigent le pays. Ils sont dans tous les secteurs politiques et économiques mais ils s’y déploient dans un climat politique et idéologique revanchard, radicalement différent de celui des "années de plombs" socialistes, "Mr Diouf" est, entre temps, passé par là ne laissant à la jeunesse "malsaine" du pays (c’est son expression) aucun autre choix que celui de la rupture eschatologique "conceptuelle et catégorielle" exprimée dans le fameux cri de ralliement bien connu de nous tous : SOPI
Bienheureux sont les enfants nés sous l’Alternance ils ont dès le bas âge l’opportunité de fréquenter ces
merveilleuses et innovantes institutions (dont nous avons tous rêvé étant enfants) pour eux construit par le chef de l’Etat Abdoulaye Wade. Ces mêmes enfants n’auront aucune difficulté à trouver dans leurs quartiers ou zones d’habitations, peut être même à quelques pas de chez eux, un collège et/ou un lycée qui accepteraient bien de les accueillir sans, bien évidemment, trop de tracas. Au bout de leurs cycles s’offrira à eux d’égales opportunités de poursuite de leurs études ou de la possibilité de bénéficier d’une formation qualifiante qui les mènera directement et sûrement vers le difficile et exigent marché du travail.
Dans une quinzaine d’années ces jeunes là ne songeront pas une fois à « prendre la pirogue » pour aller à la recherche de je ne sais quelle hypothétique vie meilleure car ils auront été éduqués et formés par nos soins dans un système éducatif efficace tant et si bien qu’ils n’auront plus, dans l’avenir, aucune difficulté à s’insérer dans les systèmes socio-économiques des pays hôtes en y jouissant du respect et de l’estime que chaque être humain est en droit d’attendre de ses semblables.
Pour cette même raison philanthropique l’Etat sénégalais actuel ne regardera pas, sans rien faire, ses propres filles et fils formés ou non (même s’ils avaient déjà pratiquement atteints l’âge de la majorité au moment de l’Alternance) risquer dangereusement leurs vies en bravant la mer et les océans faute "d’arguments" sur le marché du travail. Pour aller se "détruire" dans des pays où ils ne sont pas, bien souvent, les bienvenus. Ces jeunes malheureux qui s’entassent, aujourd’hui, dans des embarcations de fortune (Renvoyant l’Afrique à des pages de son histoire dont je ne veux, précisément pas, me rappeler ici !) sont pour la plupart situés dans la tranche d’âge comprise entre 17 et 35 ans (ce qui, dans l’histoire de notre pays, correspond exactement à la période socialiste). Ces compatriotes ( purs produits des années socialistes) bien souvent démunis n’ont pas grand-chose à proposer ou à faire valoir aux pays d’accueil, mal formés ou pas du tout formés, ils n’ont plus que la force de leurs bras et une volonté inébranlable pour tenter de survivre dans ce monde marqué essentiellement par la recherche effrénée de ressources humaines qualifiées.( Tout le monde ayant compris que l’Homme était au début et à la fin de tout développement ; l’exemple de la politique des Green Cards ou de l’immigration choisie ou concertée est là pour nous le rappeler! Notons que rien empêche celui qui se concerte de choisir durant la concertation ; la concertation n’excluant pas le choix ; l’une n’interdit pas l’autre : Définition exacte et parfaite d’un marché de dupes !)
Les gouvernants sénégalais actuels ont hérité de ce passif très lourd à porter mais comme tout héritage, l’ayant droit est toujours tenu du "tout" (l’actif aussi bien que du passif. C’est ainsi, et personne ne peut rien y faire !)
S’ajoute à cet héritage, la dérobade inexorable et malicieuse du Temps et des mentalités qui n’acceptent plus qu’on les charge des turpitudes des hommes et des institutions qu’ils créent.
La personnification (présidentialisation) croissante des régimes politiques va de paire avec la personnalisation de leurs effets, positifs soient ils ou négatifs!
Amis gouvernants "tenez-vous-le pour dit" le Temps n’a tellement plus " si bon dos" qu’au point où nous en sommes il faudra s’attendre de moins en moins aux discours habituels tels que : Diamono da fa méti; Dundu gi dafa naxari ; Y’Allah bax’na ; Y’Allah jèèx’ul ; Aduna amul solo!
Et préparons-nous à entendre de plus en plus souvent : Président bi bax’ul, Ki jiité lii mba léé gig’u ñu ! ; Soxla’wul muuy taw, wutal lèèn ñu ay bassins de rétention ak ay systèmes d’irrigations yu xérèñ té efficaces!
Ou alors : Président bi ? Y’Allah na fi yagg té wèrr! ; Sunu Maire ? Moo baax!
Serait-ce la rançon de la modernité ? Ou serait ce que le Temps ait décidé enfin de soulager son dos meurtri du poids de sa vieille et lourde charge.
Dans tous les cas, si ce phénomène a la vertu d’encrer dans l’esprit les "mœurs" de nos dirigeants (à tous les échelons et dans tous les domaines) l’idée de la "Responsabilité" (sous toutes ses formes : Pénale, politique, administrative et j’en passe), ce ne serait en rien une "mauvaise coutume" c’est tout le contraire de ces Assises!
Croyez-moi, Je vous le jure sur le….. Temps

Le Temps :
sourate 103 du Saint Coran
"Wal ‘asri, inal insaana lafi xusrine
Illal lazhina amenou wa ‘amilou çalihaati
Wata waaçaw bil haqi wata waaçaw bi’s sabri"
Surat’ul Asri 103


M’BACKE N’DIAYE
Bruxelles le 10/08/2008
baker070703@yahoo.fr
0032-487/622.354

17 août 2008

LA VERTIGINEUSE SURENCHERE DES INFEODATIONS….
Par : M’backé N’diaye

Le spectre qui semble se profiler à l’horizon de la vie politique française ne présage guère des lendemains rassurants pour une démocratie moderne et paisible. C’est un constat flagrant. Et quiconque a des yeux pour voir ou des oreilles pour entendre pourrait bien faire le même constat. Et loin de moi l’idée de jouer les oiseaux de mauvais augure! Dieu m’en garde !
On ne peut, cependant, feindre d’ignorer ce que les oracles de la statistique des sciences politiques n’ont cessé de dénoncer à travers l’Histoire à savoir que "le pouvoir corrompt et que le pouvoir absolu corrompt absolument" L’inquiétude qui semble se saisir de l’ensemble de la classe politique non dirigeante ainsi que des observateurs impartiaux, à l’annonce de la victoire de Sarkozy, tient moins à l’indice de dangerosité de l’homme (refus de la diabolisation) qu’au risque de concentration de pouvoirs éminemment exorbitants entre les mains d’un seul homme.
La victoire de Nicolas Sarkozy est celle d’un homme seul opposé à tous. Il dirige d’une main de maître l’appareil politique qui lui a permis d’accéder au pouvoir. Il se trouve que l’UMP c’est SARKOZY et que SARKOZY est l’UMP. Les deux sont indissociables et indissociés. Aucun homme politique français ne s’était auparavant retrouvé dans une situation comparable. Le cas du Général De Gaule, pour qui se risquerait d’établir une analogie, était largement justifié par les circonstances exceptionnelles de l’époque et ses pouvoirs étaient clairement encadrés par un dispositif complet de contrôle constitutionnel. Ici la donne se présente différemment avec cependant des conséquences qui dans la pratique reviennent au même: l’absence de contre-pouvoirs à l’omnipotence du chef de l’Etat français. Sarkozy est légalement élu dans un pays qui n’a jamais connu une aussi parfaite stabilité et pourtant le spectre d’un pouvoir quasi totalitaire n’est pas complètement écarté. C’est une hypothèse qui séduit de plus en plus la "horde"UMP, aléa qui pourrait bien se produire si les autres forces politiques n’y prennent garde.
L’omniprésence tentaculaire de l’UMP partout dans les organes de décisions et de contrôles, a de quoi inquiéter plus d’un observateur. La mainmise sur tous les organes de l’Etat et même au-delà est quasi acquise: l’assemblée nationale, la cour des comptes, le conseil constitutionnel, le sénat, le pouvoir médiatique, le pouvoir économique et financier et j’en passe, est effective et quasiment sans partage. Les ralliements se font tous les jours à des rythmes effrénés. Individuels ou par groupes, les déclarations d’adhésions se comptent par dizaines. Il y’a de la démesure dans tout ce qui arrive à Sarkozy
Face à cette ruée vers l’UMP et à son patron, les partis de l’opposition sont sommés de trouver un palliatif urgent et efficace s’ils sont encore intéressés par leurs devenirs. C’est à ce point crucial !
Sarko et les siens ne comptent faire de la place à personne ! C’est le prolongement logique de leur conception du mérite tant vanté durant la campagne électorale.
Tous les jours nous parviennent des informations relatives à des amitiés ou des fidélités anciennes que la situation actuelle vient exhumer pour les remettre au goût du jour. Chacun se forge un statut de confident ou d’ami de longue date ou se targue d’un compagnonnage loyal et ancien. L’unanimité dans l’euphorie de la victoire et les cris de joies scandant l’appartenance au camp présidentielle, dés la proclamation du résultat final de l’élection, rappelle à notre triste souvenir des moments de l’Histoire que l’on avait choisi de laisser à jamais dans le rétroviseur de la mémoire collective des peuples. Cet état des choses croît si vite et si bien qu’un observateur neutre de la politique française, intrigué par les emballements et les manifestations d’allégresses, s’interrogea avec ironie, (en ayant déjà en tête sa propre réponse), sur ce qui, en France, était devenue la chose la mieux partagée: connaitre Sarkozy, chacun se croit si proche de lui que l’on se sent obligé de divulguer, d’étaler voire même de se vanter de son amitié sur la place publique. Chacun se dit prêt à tout concéder au nouveau chef …de l’Etat. Y compris les institutions Républicaines !
La dérive totalitaire proviendrait non pas de la volonté hégémonique de Sarkozy, mais de l’absence d’une opposition significative et de la confusion de tout à l’UMP, noyant toute velléité de constituer un contre-pouvoir réel. Pour la première fois dans l’histoire d’un peuple se pose d’une façon sournoise et alléchante, mais également transparente et démocratique la question de la tentation du Diable avec une si naïve désinvolture.
L’annihilation de tout contre-pouvoir par un jeu de légitimité démocratique qui ne tolère pas la contradiction par l’inféodation aux volontés et aux caprices d’un G.I.P (groupement d’intérêts politiques) comporte en soi les germes d’un possible raidissement totalitaire. La répartition des éléments UMP au sein de tous ces pouvoirs suscite l’épouvante, même chez les observateurs les plus neutres de la scène politique française. Rien n’échappe au contrôle de l’UMP. La division classique du pouvoir étatique en trois différentes fractions « Exécutif, Législatif, Judiciaire n’est plus ici que factice ». Les fonctions d’équilibre remplie par le jeu de pouvoir et de contre pouvoir étaient soutenues par un souci d’efficacité et de cohésion du système. Ce rôle est ici inhibé par une convergence d’intérêts partisans.
Le marché (Big deal) que Sarkozy et les siens proposent se décline en des termes très mielleux avec toutes les apparences de cohérence : vous m’avez élu sur la base d’un programme précis de réformes, donnez-moi les moyens de les réaliser. C’est clair, c’est logique. Mais pour qui connaît l’esprit tacticiens des hommes politiques il ne sera pas difficile d’y déceler un vice caché : un simple et classique marché de dupe. Il n’y a que l’élément « donnez-moi les moyens… »qui les intéressent.
Le pouvoir de l’UMP corrompt, et le pouvoir absolu, que réclame Sarkozy, corrompt absolument.
La bataille des législatives est donc ouverte. Cette fois encore il incombera à la démocratie (la souveraineté populaire) de conforter ou de ne pas conforter l’Etat de droit.
Qui avait recommandé de ne dormir que du sommeil du chien pendant tout le quinquennat de Sarkozy ?
Le présage se confirme.
M’BACKE N’DIAYE
Bruxelles,11/05/07
baker070703@yahoo.fr
0032-487/622.354

SOUS L'EMPRISE DU SENSATIONNEL!


Par : M’backé N’diaye

Les français ont choisi hier, par une majorité de plus de 53 % des suffrages exprimés, leur nouveau président de la république. Le degré de légitimité est, reconnaissons le, très confortable. Et ce sera Nicolas Sarkozy qui dirigera leur pays durant les cinq prochaines années. Soulagement pour les uns et naturellement déception pour les autres. Pour Ségolène Royale (la rivale socialiste malheureuse), les lampions se sont certes éteints mais elle a affirmé, du haut du balcon de son QG de la rue Solferino, qu’elle maintiendra la flamme allumée! Convaincue que "quelque chose s’est levée"
Maigre consolation. Car cette compétition-là est ainsi faite, elle ne sacre qu’un seul roi ! Et ce fut Mr Sarkozy : Le chantre du renouveau politique, l’homme qui osa tous les défis. Des yeux doux à l’électorat du front national en passant par ceux du centre alléché de Bayrou ainsi que des pans entiers (traîtres selon le mot même de F. Holland) de la gauche, le discours de celui que tous les français désigneront désormais avec respect (puisque c’est son credo favori), par monsieur le président!, aura convaincu.
On aura tout vu durant cette campagne. Elle nous a tenu en haleine tout le temps qu’elle a duré. Et on en doit beaucoup à la partition de Sarkozy. En dehors des records battus de taux de participation, la ferveur populaire, l’engouement qu’elle a suscité notamment chez les jeunes des banlieues, cette élection-là aura véritablement remis la passion de la chose publique, (dans tous les sens que ce terme peut recouvrir), au goût du peuple français. C’est tant mieux pour la France si elle a choisi de rompre avec la monotonie, en replaçant la politique au cœur de la Cité par un comportement responsable et un projet ambitieux dans lequel se reconnaîtront tous ceux qui mettent d’abord les intérêts de la France au premier plan. Et de ce point vue le discours du nouveau président français aura tenu toutes ses promesses: celle d’abord d’arracher la burka du beau visage des sombres silhouettes de femmes afghanes, celle de maîtriser le flot incessant de l’immigration : (admirez au passage la virulence de la diatribe adressée aux régimes dictatoriaux, responsables de la misère des peuples et de la souffrance des enfants d’Afrique et d’ailleurs), celle aussi de l’engagement résolu pour la poursuite de la construction européenne, de même que celle de renforcer l’alliance outre atlantique en se réservant une dynamique différentielle propre, citons également celle de rétablir l’autorité partout oû ce sera nécessaire en France, sans oublier la promesse d’apporter des remèdes à la vulnérabilité sociale bref tout cela requiert des mesures énergiques et beaucoup de muscles. La certitude de réimplanter l’action au centre l’activité politique est donc acquise. Les inconditionnels des feuilletons à rebondissements trépignent d’impatience, ils seront servi à satiété, gavés même oserait on parier.
On aura du SENSATIONNEL! Et c’est bien. C’est la grande promesse dont on est sûre qu’elle sera tenue. Car elle découle non de son programme politique mais du personnage Sarko. Eh oui ! Du Sensationnel:nous tenons là même le secret de sa victoire. Inutile d’aller rechercher ailleurs une explication au triomphe du nouveau président français: Parler de la politique avec émotion, feinte ou réelle, peu importe ! Personnifier la Nation lui dire qu’on l’aime, qu’on ne la trahisse jamais, lui signifier sa gratitude et sa reconnaissance. Il y a là de quoi tenir les électeurs en haleine. L’astuce est de ne leur laisser aucun répit, de tenir les médias en alerte, de secouer les français, de les sortir de leur torpeur, de dominer le débat politique de bout en bout, pas le temps de souffler afin de cavaler seul en tête des sondages. C’est le triomphe de la politique à l’américaine. C’est la manière Hollywoodienne de faire de la politique. La sensation indicible d’avoir une caméra braquée en permanence sur soi. La France renonce à son combat de l’exception culturelle chère à M. De Villepin. Oh pardon Oser évoquer le souvenir de mammouths fossilisés de l’ère Chirac. Sacrilège! Sorry, please I apologise!
Les paillettes désormais seront associées à la politique française, qui gagne par artifices régnera par éclats. Parallélisme des formes oblige. N’en déplaise aux ascètes et austères imperméables à la décontraction politique. Certains préféreront sûrement le terme décomplexé. Et tant pis aussi si Mitterrand devra se retourner mille fois dans sa tombe ou si Balladur doit en ce moment même remâcher ses mots en maugréant : je vous demande de vous arrêter !
Le jeunisme politique à de belles années devant lui, et on ne sait pas si on doit s’en réjouir ou pas. L’avenir nous le dira. Espérons seulement que d’ici là on ne se sera pas départi de notre sens de l’humour et que nous garderons, tout bonnement, d’aplomb notre bonne humeur
En tout cas les français ont mis à la tête de leur Etat un homme d’action, qui n’hésite pas à aller au chaudron sur tous les sujets brûlants et de risquer d’en revenir avec des séquelles, ce n’est pas le genre de reproche qu’on peut faire à N. Sarkozy. Il a un sens des responsabilités avéré, un courage politique hors du commun et on ne peut pas lui reprocher de n’avoir pas une vision politique.
Il faut maintenant systématiser cette ligne pour lui donner une lisibilité et une clarté suffisantes, à mêmes de lever toute équivoque. Le nouveau locataire du palais de l’Elysée est un libéral pour qui des français de tous bords ont voté (de souche aussi bien que de branchage et de feuillage). Il en est conscient. En tiendra t-il compte ? Ou préférera t-il utiliser les dividendes tirés du discours du renouveau politique, (qui lui a assuré la victoire), à d’autres fins.
Les uns et les autres attendent beaucoup du nouveau président. Et il va sans dire que tous, pendant les cinq prochaines années, n’auront qu’un seul mot d’ordre: ne dormir que d’un œil !
Un nouvel épisode du feuilleton "Sarko" vient de commencer. Il a démarré sur les chapeaux de roues. (Échauffourées, nous dit-on, entres mécontents et forces de l’ordre !) Des palpitations, des halètements et des montées d’adrénaline incontrôlées seront au rendez-vous. Nous ne bouderions pas notre plaisir si l’enjeu n’était pas si….capital !
Sensation quand tu nous tiens….
N’diaye M’backé
Bruxelles, 07/05/07
baker070703@yahoo.fr
0032-487/622.354


IL ETAIT UNE FOIS
L'HOMO-OECONOMICUS !
Par M’backé N’diaye


La situation d'acteur conscient attribuée à l'Homme de par son état naturel (morphologique : physique et psychique) a conduit à la sécrétion et la mise en place de systèmes de pensées et d'actions en relation avec la nécessité de gérer l'instinct de survie intrinsèquement lié à la singularité de sa condition. (La condition Humaine)

De par cette situation sont nées deux vocations essentielles de l'Homme dans son humanité (comme élément de la nature) et dans le processus de son humanisation (acquisition de la culture) : l'exploration et l'exploitation de la nature.
Ces deux moteurs du progrès et du développement sont les constantes de l'histoire de l'humanité. Les différentes conquêtes de l'homme ont été réalisé en relation avec cette volonté d'explorer afin d'exploiter à son profit les innombrables possibilités qui constituent son environnement immédiat et au de là. (Les expéditions, les conquêtes, les découvertes etc.)
Ce phénomène commença par l'assujettissement des animaux aux volontés et caprices de l'Homme. C'est ainsi qu'il a utilisé, pour les besoins de son déplacement et les travaux champêtres, des animaux comme les chevaux, les vaches, les chameaux, etc.
Le caractère limité et circonscrit des capacités et d'autonomie des animaux a conduit à la recherche d'autres possibilités d'optimisation du rendement de l'exploitation de la nature.
C'est ainsi qu'est née, dans l'esprit de l'homme, l'utilité de rechercher la collaboration de ses semblables. Mais cette recherche de la collaboration ne s'effectua pas toujours dans un rapport apaisé. Lorsque cette mise à contribution est consécutive à un rapport conflictuel, elle génère une relation d'asservissement et de subordination. C'est ce qui a abouti aux premières formes de servage puis d'esclavage.
Dans le cadre de cette journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, nous limiterons notre réflexion au cadre ponctuel de la traite négrière en passant en revue ses différentes déclinaisons ultérieures. Celles-ci se résument en effet, en quatre phases essentielles:
● Mise sous Traite des Humains : L’esclavage.
● Mise sous Traite des Terres : La Colonisation.
● Mise sous Traite du Tissu économique et politique : La Décolonisation.
● Mise sous Traite de l'instrument monétaire : La coopération monétaire.

Ι- Mise sous Traite des Humains : L’esclavage des Noirs :
Le premier point qui fait l'objet de notre attention peut être analyser comme un phénomène aussi vieux que l'humanité elle-même (esclavage). Il revêt un caractère omniprésent aussi bien dans le temps que dans l'espace. En effet, le phénomène de l'esclavage est présent depuis des temps immémoriaux et a été observé dans toutes les sociétés humaines, mais l'ampleur qu'il a eue entre le début du XIVe et la fin du XVIIe siècle est sans commune mesure avec ce que l'humanité avait connu jusqu'à cette époque. De par son ampleur, il a concerné un nombre incalculable d’êtres humains : plusieurs dizaines de Millions sur une période de plus de quatre siècles avec comme seul justificatif la recherche effrénée du profit.
L'argument économique, qui fut le tenant et l'aboutissant essentiels et décisifs de ce mercantilisme éhonté, justifia des comportements que la morale et la religion auraient dû condamner. Ce commerce triangulaire, dont l'objet fut exclusivement des hommes africains de race noire, s'est imposé après le constat suivant :
Les indigènes indiens qui furent les premiers esclaves aux Amériques avaient été rapidement éliminé sous l'effet de maladies contagieuses et des épidémies d'un côté, et de l'autre, les travailleurs blancs qui avaient été importé massivement d'Europe auprès des catégories socialement les plus démunis s'avérèrent très coûteux et moins résistants par rapport aux captifs africains plus bon marché et physiquement beaucoup plus résistants.
En résumé, les importations d'esclaves africains, dans le but d'approvisionner en main-d'oeuvre les plantations à l'exploitation desquelles, les forçats d'origines blanches ne suffisaient plus, fut essentiellement la conséquence d'un raisonnement rigoureusement et exclusivement économique.
La poursuite de cet objectif sera constamment présente dans les rapports des nouvelles puissances émergentes (Europe/Amérique) avec l'Afrique.
Ce système de « traite » des êtres humains, dont les mécanismes seront reproduits dans le cadre de l'abolition du commerce triangulaire par un jeu d’euphémisme très subtil grâce à la mise en place d’un système colonial savamment concocté par les théoriciens de l’économie européenne et exécuté avec organisation et méthode. (La planification de l’évolution économique, politique, démographique, technologique et scientifique du continent africain) cette frénésie et cette boulimie économique marqueront d'un sceau indélébile l'esprit, la conscience et les diverses « fortunes » de l'humanité tout entière.

ΙΙ- Mise sous traite des Terres : l’esclavage du territoire : La Colonisation :
La décision de coloniser les territoires africains fut la conséquence directe de la théorisation économique de l'esclavage. Ce tournant décisif fut précipité par l'inventivité humaine selon une approche en termes de faits industriels et de découvertes technologiques : C'est la machine qui, en quelque sorte, nous délivra de l'esclavage. Mais nous imposa en même temps l’ingéniosité de la mécanique.
L'effet combiné de l'analyse économique et des nouvelles découvertes technologiques accéléra le processus qui aboutira à l'abolition officielle de l'esclavage. Les rapports de production démontrèrent à souhait la non profitabilité du système esclavagiste par rapport à la mise en place du travail libre. Les travaux d'économistes de renoms ont démontré que le coût du travail servile est supérieur à celui du travail libre. La mise en lumière des subtilités de l'économie esclavagiste par l'étude comparative et l'analyse de « variables » susceptibles d'influer sur rentabilité finale a fini par convaincre la majorité des partisans de cette forme d'économie. C'est ce qui a fait dire à certains que l'esclavage ne fut qu'un élément dans la reproduction du paradigme productif au sein du système socio technico-économique. Le salariat qui supplanta le travail servile offre une possibilité de sortie de l'esclavage en préservant une rentabilité plus accrue, plus sensible en permettant aussi une moralisation de la relation maître/esclave qui progressivement va se transmuer en une autre forme d’hiérarchie : patron/salarié. Celle-ci introduit la capacité de réduire à presque néant, tous les risques encourus dans la relation préçedante, On peut citer par exemple des aléas tels que la révolte, l'insurrection ou les actions contre-productives. La recherche d'une optimisation en terme d résultats nets d'exploitation démontrera, par l'économique, la supériorité des avantages du salariat sur ceux de l'esclavage.
La colonisation (le système colonial) fut donc une décision hautement politique pour pallier aux carences économiques du système esclavagiste. Elle sera âprement combattue par les nouvelles élites africaines formées à l’école occidentale mais qui sortaient, (fortement et fraîchement enhardies), de la deuxième Guerre Mondiale, la tête pleine d’idéaux de liberté et d’indépendance.
ΙΙΙ- Mise sous Traite du Tissu économique et politique : l’euphémisme de la Décolonisation.
Sous la poussée des mouvements d'émancipation en Afrique et à travers le monde, les anciennes puissances coloniales furent acculées à la recherche de mécanismes nouveaux de perpétuation de l'exploitation des africains et de leurs richesses naturelles. Cette fois encore, la trouvaille sera de taille et d'une subtilité étonnement raffinée : l'illusion de l'indépendance.
Les nouvelles formes étatiques que prennent les anciennes colonies, devenues indépendantes, sont organisées de telle sorte que leur survivance est étroitement assujettie aux volontés des ex-puissances coloniales. Cela s'exprime d'abord par la taille de ses nouveaux états (morcellement du continent en de micro états). Ensuite, cela se traduit par un "plan de développement" entièrement arrimé à la volonté et à l'économie de l'ancienne puissance coloniale. Le diktat de la métropole reste toujours omnipotent : formation des nouvelles élites, exportations des "pensées" idéologiques, parrainage des structures et cadres politiques (partis politiques) ; coopérations militaires et techniques, etc.)
ΙV- Mise sous traite de l'instrument monétaire : l’esclavage monétaire : l’euphémisme de la "coopération"
L'indépendance des états africains a été décrétée politiquement et conjointement par l'ancienne puissance coloniale et les nouveaux états. Elle n'est pas le fruit d'un processus de contrôle des leviers de l'économie de ces états naissants. Elle s'est produite en dehors de toute maturité économique et, par conséquent, elle est incapable de générer un épanouissement économique que seule, à l’évidence, peut garantir une souveraineté et un contrôle intégral sur les instruments et les leviers d'un état moderne tels que la monnaie. C'est cette dernière qui est au coeur des économies modernes et en commande les mouvements. Les principes de la "coopération" monétaire définissant les mécanismes monétaires entre les micros états, issus de la décolonisation, et l'ancienne puissance coloniale, sont construits sur un model de traite entaché d’un déséquilibre originel (identique, dans son principe, à ceux qui l’avaient précédés) et dont le ressort essentiel tient à un argument plus psychologique que réel ou économique. Il conduit en générale à établir une corrélation, ou plus exactement, une subordination du seuil de développement des pays nouvellement crée à une volonté politique ou une décision unilatérale et discrétionnaire de l’ex-puissance coloniale ; qui n’est pas, à vrai dire, suffisamment "EX" que l’on voudrait bien espérer qu’il la soit!


Conclusion :
Urgence de l’essentialisation de la question de l'indépendance monétaire.
Mettre enfin un terme définitif, à la seule façon dont l’Occident s’intéresse à l’Afrique : la politique ou le système de Traite

M'backé N'diaye (Bruxelles)

baker070703@yahoo.fr

0032-487/622.354



AFIN QU'AUTANT N'EN EMPORTE PAS LE VENT

AFIN QU' AUTANT N’EN EMPORTE PAS ……..LE VENT

Par : M’backé N’diaye

Je profite du droit que m’accorde ma citoyenneté africaine pour partager avec vous ces quelques réflexions sur le rôle de la diaspora africaine d’Europe dans la réalisation des objectifs d’unité, de solidarité et de développement de notre cher continent : l’Afrique.
C’est une modeste contribution à l’effort général de construction de l’unité africaine et de recherches de solutions d’intégrations et d’optimisation des activités et moyens d’action des diverses forces vives du continent et de ses hommes de manière générale; qu’ils vivent à l’intérieur ou à l’extérieur du continent c'est-à-dire dans la diaspora.
Les différentes rencontres, initiées par les instances de l’union africaine, avec ses différentes diasporas (Amérique, Asie, Europe) ont donné lieu à une large et profonde réflexion quand aux possibilités et manières d’envisager de nouveaux rapports de partenariat et d’action concertées.
Je me suis, par conséquent, largement inspiré des recommandations et suggestions qui se sont révélées fort utiles pour la résolution de la problématique de la diaspora de l’union africaine lors de nos différentes rencontres (Juin et Septembre 2007).
En voulant aller au-delà des esquisses et schémas préfigurant la concrétisation des recommandations de la Conférence Consultative Régionale et de la décision du sommet des chefs d’Etats de l’union érigeant la diaspora au rang de sixième région du continent, j’ai mis au point une structure entièrement et EXCLUSIVEMENT dédiée à la cause de l’union africaine, travaillant à la vulgarisation et à la diffusion de ses principes et décisions, renforçant l’appui et le soutien de ses actions en direction des différentes couches de sa population.
C’est en quelques sortes un palier de plus, un outil de travail qui rompt avec le caractère exploratoire des textes précédents qui n’étaient destinés qu’à susciter ou à stimuler la discussion et le débat. AFRIC’ATTACHES se positionne comme un instrument d’accompagnement et d’action en faveur du développement durable de l’Afrique.
C’est une structure qui peut prendre la forme d’une organisation non gouvernementale ou d’un organe directement rattaché à l’union africaine mais qui bénéficierait, cependant, d’une large indépendance.
Cette structure que j’ai dénommée « AFRIC’ATTACHES » pour affirmer notre attachement effectif et affectif à l’Afrique mère, poursuit les objectifs permanents clairement définis par la charte et les différents textes constitutifs de l’union.
Elle subordonne ses activités aux orientations de la CCR ainsi que des différents travaux préparatoires.
C’est en quelques sortes l’aboutissement progressif des différentes réflexions préalables qui s’étoffent et se précisent dans ce présent travail.
Comme je l’ai déjà souligné les étapes précédentes ont été l’occasion de débats fructueux et approfondis dans les différentes commissions qui avaient été mise en place. Les grandes consultations de l’union africaine ont suscité de grands et légitimes espoirs au sein des populations africaines et de la diaspora.
La création d’AFRIC’ATTACHES traduit le souci de ne pas décevoir cet élan de générosité louable mais surtout exprime la volonté de ne pas abandonner au vent le soin de disperser les belles graines qui avaient été triées avec parcimonie pendant ces grands moments de démocratie.
AFRIC’ATTACHES entretiendra la flamme d’un engagement collectif, et constituera le témoignage d’une promesse tenue, promesse que nous nous sommes tous faite avant de clore nos travaux dans la capitale française. Ce sera aussi le baromètre qui renseignera sur ma détermination et mon enthousiasme restés intacts même après que les lampions se soient éteints à la fin de la cérémonie de clôture des travaux de la CCR à Paris.
J’ai tenté à travers AFRIC’ATTACHES de concevoir une structure d’intégration dont les mécanismes de fonctionnement seront à mêmes de prendre en considération tous les principes défendus par l’union africaine et qui ont pour finalité l’exploitation efficiente des capacités de la diaspora par la mise en valeur et l’optimisation des liens de solidarité entre africains. Ce sont là des exigences que je me suis fixé à moi-même, pour ne pas juste créer une ONG de plus.
J’ai décidé de mobiliser toutes les capacités intellectuelles de la diaspora en créant une data base qui contient, à l’heure ou j’écris ces lignes, plus 500 CV d’africains vivant dans la diaspora et ayant, tous, manifesté clairement leurs dispositions à apporter leurs concours et leurs expertise à la cause du développement unitaire de l’Afrique notre cher continent.
J’ai multiplié les contacts pour maximiser les tentatives prospectives en situant les activités de cette future structure à la hauteur des ambitions et à l’horizon de l’union, de son agenda en tenant compte du vent de globalisation qui souffle de nos jours, sur tous les secteurs d’activités. C’est donc un effort concerté aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Belgique mon pays de résidence grâce à des équipes interdisciplinaires et intersectorielles compétentes et mobilisées.
Le résultat de ce volontarisme de nos efforts conjugués est la mise au point d’une organisation dont les structures sont largement réparties dans l’espace (Afrique, Europe, Amérique, Asie) mais constitue néanmoins un tout qui se tient par son contenu et sa structuration organique.
Ce cadre conçu à postériori des diverses consultations s’est par conséquent enrichi de toutes les expériences, de toutes les analyses, et de toutes les aspirations majeures qui lui ont donné sa cohérence et sa force mobilisatrice.
Le leitmotiv, le crédo d’AFRIC’ATTACHES est donc la solidarité car nous avons compris qu’elle se situait au dessus des considérations économiques ou idéologiques ou même de toute autre activité humaine c’est pourquoi nous en avons fait notre éthique quotidienne.
L’élan de solidarité qui s’était déclenché à Paris ne doit pas se fracasser sur les désolantes plages d’une mer d’ambitions égoïstes sous le regard médusé de la masse des africains impuissants et désespérés.
Nous refusons de nous résigner devant un tel catastrophisme, nous ne céderons pas à la fatalité, nous ne donnerons pas raison aux détracteurs de tous bords, et Dieu sait qu’ils sont nombreux et impassibles, ils guettent, tous, la moindre faille du système pour déverser sur nous leur habituel flots de stéréotypes injurieux et rabaissant.
L’afro pessimisme ne doit pas l’emporter sur la force et la détermination de nos engagements.
Apprenons à dépasser les approches étriquées des intérêts immédiats, réaffirmons tout ce qui peut faire l’unité et la solidarité inter africaine, œuvrons inlassablement au raffermissement des idéaux de liberté et de paix au service d’un développement qui s’inscrit dans la durée.
C’est le sens de notre engagement, de nos échanges d’idées, de la confrontation de nos expériences, de la comparaison de nos projets.
Grâce à l’outil AFRIC’ATTACHES nous seront capables de prendre des décisions pour concrétiser toutes ces bonnes et vaillantes résolutions.
J’espère du fond du cœur, que ce projet réussira à faire naître la pulsion qui animera la vie de tous les africains vivant dans la diaspora et offrira à l’union la possibilité d’ajouter de nouvelles réalisations à l’œuvre de coopération et de solidarité voulue dés l’aube des indépendances, sans que jamais l’on arrive à la vivre effectivement.
Gardons à l’esprit ces mots simples : solidarité, consensus, générosité, coopération, volontarisme.
Comme vous le constatez, j’ai essayé d’évoquer, tout le long de mon modeste propos, la complexité et la délicatesse des problèmes, nombreux, auxquels les africains et leurs Etats sont continuellement confronté et qui compromettent leur développement véritable et hypothèquent leur épanouissement réel et profond.
J’ai aussi essayé de démontrer la nécessité d’accomplir cette tâche d’unité et de solidarité incontournables dans une Afrique déchirée à laquelle seule la force de l’esprit parait susceptible de rendre sa cohésion et son dynamisme.
Tâche exaltante, s’il en est, que modeler un avenir digne de l’homme africain moderne que nous aspirons à être à l’heure où la construction de grands ensembles est de plus en plus nécessaire et indispensable pour la survie des peuples.
AFRIC’ATTACHES est, en définitive, une modeste tentative de réponse citoyenne, pensée et élaborée avec tact et mesure, je la soumets à votre appréciation avec humilité et dévouement.
Il vous revient, à présent, à vous les leaders politiques actuels, de décider, à toutes fins utiles, du sort que vous voudrez bien lui réserver.


M’backé N’diaye
Bruxelles le 11/10/2007
Baker070703@yahoo.fr
0032(0)487/622.354
Avenue Stalingrad 12
1000 Bruxelles
Belgique

OMBRES ET LUMIERES


OMBRES ET LUMIERES
« L’âpre Chant des Rameurs »

Par M’BACKE N’DIAYE

« Jai demandé souvent
Ecoutant la clameur
D’où venait l’âpre chant
Le doux chant des rameurs

Un soir j’ai demandé aux jacassant corbeaux
Où allait l’âpre chant, le doux chant des Bozos
Ils m’ont dit que le vent messager infidèle
Le déposait tout près dans l’eau
Mais que l’eau désirant demeurer toujours belle
Efface à chaque instant les replis de sa peau
……. »
Le Chant des Rameurs
Birago Diop
Poète sénégalais (1906-1989).


Je me suis, pour ma part, demandé souvent, à propos de Monsieur Souleymane Jules Diop, d’où lui venait l’âpre détermination qu’il met dans le combat qui l’oppose au régime libéral, actuellement en place, dans notre cher pays : le Sénégal.
Je me suis demandé souvent quelle devait être la position des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs dans l’appréciation honnête et objective des articles (chroniques) et autres prestations médiatiques qu’il diffuse à travers différents canaux (Web, radio, audio, vidéo, papier etc.) et qui traitent du champ politique Sénégalais.
En vain…..
Ce soir, en désespoir de cause sûrement, je me permets de l’interpeller, à travers le "Web" qui, contrairement au "Vent" est un Messager fidèle! Peut être aurai-je, enfin, réponse à mes interrogations!
Je me suis demandé souvent, je vous l’ai déjà dis, quel était l’intérêt et pourquoi persiste-t-il à garder, jalousement, sa « qualité » de Journaliste quand il parle ou traite de la question politique au Sénégal?
Je me suis demandé souvent si ce n’était pas plus honnête, de sa part, de dévoiler (au sens propre comme au figuré) sa face d'opposant politique au régime libéral démocratiquement élu (officiel!)
A mon humble avis, cela lui donnerait plus de crédibilité car ce serait un signe tangible qu’il ne confond pas tout à tout! (La déformation professionnelle ne saurait être invoquée comme excuse!)
Je trouve, personnellement, qu’il possède un talent certain dans la maîtrise de l'écriture : le chatouillis du verbe et la transparence du raisonnement; encore que tout ce qui est mordant ou croustillant ne soit pas systématiquement vrai!
Reconnaissons lui, aussi, une perspicacité assez tranchante dans l'abord des thèmes et sujets qu’il traite (tout ce qui fait la différence! et qu’on est en droit d’attendre du bon Journaliste!), mais les relents d'opposant politique sont très forts dans ses articles et autres productions, par conséquent sapent sérieusement sa crédibilité en tant que Journaliste.
Dans sa démarche, le journaliste est tenu au respect de certaines règles déontologiques, d’une exigeante éthique patriotique et d’une stricte légalité républicaine afin de satisfaire un objectif d’information juste et équilibrée du public. Il le sait mieux que moi, n’est ce pas?
Très amicalement, je lui suggère d'être plus réaliste : la Realpolitik a ses avantages ﴾même si Mr Diop sait, aussi, en mesurer les inconvénients) et de ne pas craindre de dire qu’il prend part au « contentieux politique» avec délectation et rage en tant qu'acteur politique car le Journaliste, lui, est un arbitre du « jeu politique » il ne prend pas part au « lynchage politique! » Je ne dis pas « lynchage médiatique », ce qui est fort différent.
Je m’explique!
LE LYNCHAGE (Soot ou Sootsotoo en sénégalais) suggère, comme à l’origine, l’idée d’un groupe homogène (gènes?) qui s’attaque à un autre, qui est différent de lui, qui n’est pas lui! Exemple : des blancs qui lynchent un noir ou un indien ou l’inverse.
Nous ne raisonnons pas ici sur la moralité ou non d’une telle pratique, il s’agit d’une simple description phénoménologique d’un fait social observable.
-Qu’une corporation, un groupe ou une personne «es qualité», un journaliste en l’occurrence, s’attaque au «fait politique», quoi de plus normal! Mais qu’il se substitut aux acteurs politiques et interfère dans le processus de production du « fait politique », me semble inapproprié et anormal. C’est une intrusion coupable dans un domaine réservé aux élus ayant reçu mandat pour s’exprimer aux noms de ceux qui les ont élus ou destiné à des personnes ayant obtenus une part plus ou moins représentative du suffrage des citoyens légitimant de ce fait leurs prises de positions dans l’arène politique nationale ou internationale. (Partis politiques légalement constitués, Syndicats, Groupes de pressions(Lobbies), Pétitions, affiliations importantes etc.)
Le « journaliste politique » a pour rôle de suivre, d’évaluer et de diagnostiquer ce rapport. Le sujet ne doit pas se confondre à l’objet. C’est un préalable, sans doute, élémentaire mais, tout de même, incontournable sous peine de fausser le jeu en déréglant le système. Ce dérèglement mène très certainement au chaos : Moralité : le chaos ne profite à personne! Moralité de la moralité, le chaos nuit à tous!
C’est le travail du Journaliste, cependant, que de décrire, d’analyser et de commenter, à son aise, ce qui se déroule dans « le champ politique » et pas seulement ! C’est à cela que consiste la tâche et la fonction du journaliste : restituer, fidèlement, au public ce que « l’activité politique » et sociale produisent quotidiennement.
La Presse, et donc, le journaliste est un acteur du système institutionnel global d’une entité donnée : les institutions (matérialisées ou non) dans l’ordre étatique.
A l’image d’un arbitre dans un match de football, Le journaliste ne doit pas faire de « l’activisme politique » à l’intérieur du champ qu’il est censé analyser : le sacro-saint principe de neutralité le lui interdit.
Voilà, succinctement, les contours balisés du quatrième POUVOIR que constitue la Presse. Toute autre velléité ou revendication doit s’expliquer, se justifier et se légitimer ; et ce n’est pas inutile de rappeler, à ce stade, que la liberté de chacun s’arrête là ou commence celle des autres .C’est un vieil adage tant de fois martelé mais, hélas, peu de fois bien intériorisé par tous.
Quel amateur de football, par exemple, ne serait pas scandalisé de voir l’arbitre d’un match s’emparer volontairement du ballon pour aller marquer un but dans l’un ou l’autre camp! Ou même de suggérer manifestement à l’un ou l’autre joueur d’une équipe donnée, de se laisser tomber dans la surface de réparation du camp adverse pour lui accorder un penalty, offrant ainsi à une équipe, l’opportunité d’avoir un ascendant sur son adversaire ?
Il est évident qu’aucun amoureux de ce sport ne tolérerait une telle entorse aux règles du « jeu » et que tous (les deux camps bien sûr!), se rebelleraient contre de tels manquements à la loi et à l’esprit de compétition sportive (Huées, jets de pierres et autres objets à portée de mains…).
C’est pourtant le comportement constant qu’adopte Mr. Diop à l’intérieur du « champ politique » national qu’il est censé contribuer à réguler : il participe au lynchage entamé par la «classe politique» avec ses atours de journaliste ! Oubliant qu’il n’en faisait pas partie!
C’est le lieu, à présent, de faire la part entre plusieurs concepts qui, pour être voisins, n’en sont pas pour autant différents, et méritent, de ce fait, d’être éclaircis afin qu’il ne subsiste plus, dans l’entendement d’aucun de nous, la moindre possibilité de confusion ou d’amalgame.
-Nous aimons et soutenons l’arbitrage impartial, par la presse, du jeu politique ! Car l’arbitrage impartial c’est bien, c’est beau et c’est utile ; il se déroule en fonction de règles strictes, connues par avance de tous. C’est ce que nous chérissons car c’est cela le Civisme.
-L’immixtion partisane, de la Presse, dans la compétition politique nous l’abhorrons, le pourfendons et le condamnons sans réserve, sans compromission aucune, car c'est mal, c’est moche et c’est inutile de la part d’un Journaliste. C’est une ingérence fautive qui crée une forme de vandalisme menant directement à la dilution des frontières et au final favorise l’instauration d’un climat d’anarchie.
Le Vrai Journaliste n’est pas un anarchiste (Antiautoritaire) c’est une tautologie que de le dire mais au point ou en sont les choses avec Mr Diop, je me vois obligé d’en arriver là!
L’investigateur politique ne s’implique pas dans la mêlée il est au dessus du cambouis, il refuse de travestir sa vocation, de prostituer son art au profit de je ne sais quel Altesse politique
Le journaliste digne de ce nom doit éviter ces travers et ces tentations. Il doit rester constant dans le respect du choix qu’il a opéré librement, clairement et qu’il peut abandonner tout aussi vite et tout aussi librement à tout moment! Mais il ne doit plus, le cas échéant, se réclamer de cette noble et nécessaire profession.
Le choix est donc libre à la condition qu’on s’en tienne à l’une ou l’autre option. On ne peut tolérer qu’un journaliste passe inconsidérément d’une situation à l’autre en bafouant les règles de précautions les plus élémentaires (La déontologie).
-Soit on est Journaliste, et Mr. Diop en a sûrement les aptitudes, je n'en doute pas une seconde, je dirais même qu’il est assez doué pour cela. Il doit par conséquent s’en tenir à faire son job et basta !
-Soit alors on est opposant politique, ce qui est tout aussi gratifiant, légal et légitime pour tout citoyen soucieux du mieux être de son peuple et c’est probablement le cas de Mr. Diop, il doit dans ce cas, également, en assumer complètement, toutes les conséquences en toute responsabilité.
Pour avoir mis en lumière les risques et les dangers de la démarche de Mr. Diop (confusion des rôles : activisme politique et journalisme politique), je lui recommanderais de mettre fin à ce jeu de duplicité : ombres et lumières par ce que ce n'est pas de « bonne combine » pour lui, et il n’en tirera pas davantage un meilleur «parti »; le pire est que ce n'est même pas glorieux vis à vis de ceux qui l’aiment et le respectent (j'espère qu’il me comptera du nombre de ceux la)
A présent qu’il connaît mon ambition pour lui, je me permets de l’apostropher en ces termes :
-VOUS N'ETES PAS UN POLTRON, vous ne les piffez certainement pas! La couardise, n’en parlons même pas! Je le sais! Je le sens!
-De grâce, ne vous cachez plus derrière ce bel habit de Journaliste (neutralité oblige!) pour poser des actes qui ne sont rien d'autres que ceux d'un banal mais non moins brave opposant!
-Vous en avez et le droit, et la liberté et l’étoffe. Exercez ce rôle d’opposant à visage découvert, en pleine lumière, comme tout bon citoyen.
-Cependant si votre « qualité » de journaliste vous tient particulièrement à cœur au point que vous ne puissiez pas vous en passer, eh bien, comme direz l’autre, affublez-la de l’épithète « engagé !» ou « militant !» Ça a existé des « journalistes militants !» ou des « journalistes engagés !», ça date d’une époque révolue mais cela a bel et bien existé dans un passé plus ou moins récent. La plupart d’entre eux finissaient, dans bien des cas, d’ailleurs, par occuper le « ministère » de l’information ; après le triomphe de leur cause…bien attendu!
-Allez ouste! Ne restez plus caché, sortez de l’ombre, dites-nous à quoi vous vous engagez et pour qui vous militez. C’est beaucoup plus confortable pour tous : la pénombre ne sied à personne!
-Ramez toujours, tel un galérien, si le cœur vous en dit! Mais faites-le « au vu et au su de tout le monde » sous la carapace partisane de votre choix! Et n’avilissez plus, celle neutre, du Journaliste et de la Presse de manière générale.


« Laqatu, ku bañ ñu giss la wala ñu xam’mal la moo koy def »
« Et depuis je comprends
Ecoutant la clameur
D’où venait l’âpre chant
Le doux chant des rameurs.
Le Chant des Rameurs
Birago Diop
Poète sénégalais (1906-1989).

GEN’N FEEÑ, BIND FEEÑ, WAX FEEÑ, BOKK FEEÑ (Les Assises?)
M’BACKE N’DIAYE
Bruxelles, 02/07/08
0032-487/622.354
Woeringen, 08
1000 Bruxelles
Belgique

LA RENAISSANCE AFRICAINE OU LE TESTAMENT POLITIQUE DE MAITRE WADE


LA RENAISSANCE AFRICAINE,
OU LE TESTAMENT POLITIQUE
DE MAITRE WADE

Par M’backé N’diaye

Less waxèèss’ul
Té ňéép dèggèèss ko
Moo euppèèss barké
Less waxèès cia kaw
Té kenn déggèèss’u ko

Dëgg’it (dixit) Wolof Njaay



L’onde de choc provoquée par les fastes de la réception offerte par le chef de l’Etat sénégalais à son hôte le khalife général des Mourides au Palais de la République, n’a pas encore fini d’ébranler les milieux universitaires et intellectuels d’ici et d’ailleurs. De tous bords et de tous milieux confondus, les mordus de la science politique n’en finissent pas de s’arracher les cheveux et de se creuser les méninges pour se rendre intelligible ce curieux événement qui n’a pas de précédent dans l’histoire moderne de cette discipline et par conséquent focalise l’attention des passionnés de Droit, de politique et de Religion. (Aucune comparaison possible avec la visite du regretté et bien aimé khalife Sérigne Abdoul ahad M’backé)
Quel sens pourrait-on donner à cet événement et comment pourrait-on en démêler les ressorts?
Quelle attitude faut-il adopter face à ce qui semble être une entorse flagrante à la pratique routinière et coutumière du pouvoir dans notre pays depuis l’introduction de la Culture politique occidentale jusqu’à ce fameux samedi 19 juillet 2008 du calendrier grégorien. (Cette dernière précision a son « pesant d’histoire ». On s’en expliquera dans les lignes qui suivent).
Le chef de l’état sénégalais est certes connu pour ses positions avant-gardistes et ses déclarations courageuses que d’aucuns approuvent ou désapprouvent selon qu’on est partisan ou opposant à celui qui, à lui seul, incarne la pensée, l’action, et l’idéologie du Sopi, leader charismatique et incontesté du changement politique dans son pays.
L’équation posée par cet événement, au monde de la science politique parait à ce jour inédit pour ceux qui, formés au moule de l’éducation occidentale et élevés dans le mépris des valeurs africaines, ne voient et n’expliquent le monde qu’à travers ce prisme déformant de l’Universalisme Occidental.
Après le choc violent provoqué par cet événement, je commence lentement à retrouver mes esprits et m’engage posément dans la posture que j’affectionne le plus, et qui me vaut tant de satisfactions : la méditation profonde.
C’est à l’issue de cette longue cogitation traversée de moult tergiversations que je commençais à sentir enfin naitre en moi un sentiment de soulagement.
Plus je rembobinais, dans ma tête, le film de cet « événement insolite », plus mon être et mes pensées sont secoués puis gagnés par un vague sentiment d’euphorie. La satisfaction et la fierté s’emparèrent de moi avec une douceur et un sentiment que ne produisent, en général, qu’une victoire obtenue à l’arrachée au cours d’une bataille âprement disputée et dont l’issue est restée longtemps incertaine. A ce bonheur s’ajoute la satisfaction d’avoir livré ce combat dans la loyauté, dans l’impartialité et le respect des principes et valeurs. Ce fut un combat engagé d’abord contre moi-même puis face au reste du monde par ce que je déteste l’euphorie et que je n’ai nulle confiance aux impressions produites dans l’immédiateté.
L’amour sincère que porte le chef de l’Etat sénégalais au continent africain et à son pays en particulier n’a d’égal que la grande considération dont il fait montre à l’égard de la voie soufie à la quelle il appartient je veux dire le Mouridisme.
Pour tous ceux qui essayent de donner un sens à cette cérémonie, la combinaison de ces trois paramètres dont je viens de faire allusion (Mouridité, Sénégalité, Africanité), pourrait aider à dévoiler les secrets de la visite du khalife général des mourides dans la capitale Sénégalaise. Ces trois clés de lecture permettent, en effet, d’avoir une perception, (parmi probablement tant d’autres) et une appropriation personnelle du sens de ce déplacement.
L’hôte des lieux a-t-il voulu lancer un message pour répondre à la gravité de la situation actuelle ? Où alors serions-nous à l’aube d’une nouvelle ère qui se caractériserait par une nouvelle forme de gouvernance qui intégrerait les formes anciennes du dialogue social (intermédiation sociale) et serait par conséquent une incitation à un retour aux sources authentiques africaines ?
Pourquoi n’aurions nous pas le droit de remettre en question la manière d’exercer le pouvoir inspiré du prototype de l’Etat républicain et jacobin hérité du système colonial français?
A la limite, pourquoi ne prendrions-nous pas l’initiative et l’intelligence d’améliorer cet Organisme (Etat) en l’adaptant à nos réalités africaines ?
Mieux, pourquoi ne devrions-nous pas emprunter à notre culture, à nos traditions les vertus et pratiques susceptibles de toucher notre âme sénégalaise et africaine ? L’objectif étant de créer, ainsi, une onde choc susceptible de générer un sursaut national et un élan patriotique salutaires en ces moments de difficultés économiques sévissant à l’échelle de la planète.
Serait-ce l’expérience à laquelle nous initie et nous convie le chef de la tribu « Sénégal » ?
Encore une fois, Maître Abdoulaye Wade s’illustre par sa singularité et son attachement aux racines africaines. Plus que l’œuvre d’un panafricaniste convaincu, c’est à celui d’un « africanisant » qui arbore fièrement sa « Mouridité » sa « Sénégalité », et son « africanité » en bandoulière qu’il nous a été donné de voir à travers cette visite du guide de la seule confrérie authentiquement africaine et sénégalaise. (Je suis profondément conscient du poids des mots que j’emploie!)
Revenons au sens que nous entendons donner au vocable « africanisant »
Si nous construisons le sens de ce mot sur le même principe que celui, par exemple, d’arabisant, de francisant ou même d’anglicisant, il nous sera facile de saisir la haute portée «subliminale» et la lourde «symbolique» méta langagière qui se dégagent de cet événement inédit dans l’histoire récente de la science politique africaine.
Quel est le message « non dit » mais « perceptible » que le premier des Talibé mouride de Dakar, Sérigne Abdoulaye Wade, a voulu délivrer à la première confrérie soufie du pays ? (par ordre d’importance du point de vue de la dynamique différentielle aux niveaux économique et démographique : le leadership Mouride dans ces deux différents domaines ne souffrant d’aucune contestation).
Sérigne Abdoulaye Wade a voulu faire prendre conscience aux éminences grises présentes dans la salle des banquets de la présidence, mais aussi, aux condisciples (talibés) et sympathisants que l’ultime élément de la trilogie de la conquête et de la conservation du pouvoir, est aujourd’hui à portée de main de la Confrérie : l’Idéologie politique Mouride (après la démographie et l’économie).
La méthode claire et sans ambages (l’effet électrochoc) que Wade a utilisé pour administrer au peuple sénégalais, et par delà au monde entier, sa leçon de science politique pourrait s’entendre, de bout en bout, dans le célèbre verset 26, Sourate 3 (ALA IMRAN) du Saint Coran.
La « démonstration », aux sens aussi bien anglo-saxon que latin, orchestrée par Sérigne Abdoulaye Wade est directement inspirée de ce texte et c’est bien là le point focal de notre réflexion.
Nous prendrons le soin d’avertir le lecteur, qui nous accompagne dans cet exercice, que la « portée » et « l’échelle de raisonnement » entre le message délivré par le maitre des lieux (le Président dans le Palais de la République) et le texte Coranique attribué au Maitre des Cieux (l’Univers dans sa globalité) sont à l’évidence fort différents mais contribuent, tous les deux, à produire les mêmes effets : impressionner, apeurer( au sens de la crainte révérencielle), inciter et obliger au respect!
Je vous livre la traduction authentique de ce verset 26 de la sourate3 qui a trait aux attributs de la puissance de Dieu, Maitre absolu de l’Univers!
« Dis : Ȏ Allah, Maitre du Pouvoir absolu!
Tu remets Le Pouvoir à qui Tu veux!
Tu arraches Le Pouvoir de qui Tu veux!
Et Tu rends Puissant qui Tu veux!
Et Tu affaiblis qui Tu veux!
Le Bien dépend de Ton Vouloir [entre tes mains]
Car Tu es Omnipotent ».
Et voici à présent la transposition politique déclamée par Sérigne Abdoulaye Wade, sur un mode subliminal (méta langage) au maitre absolu de la Tarîqa mouride (à l’échelle de l’univers Sénégalais) Sérigne Bara M’backé entouré pour l’occasion d’un parterre de puissants Cheikhs) :
« Sais-tu, Ȏ toi Communauté Mouride, que Tu es le maitre du Pouvoir absolu dans ce pays! (le maitre du suffrage universel)
Tu donnes le Pouvoir à qui Tu veux!
Tu l’arraches de qui Tu veux!
Et Tu rends Puissant (politiquement) qui Tu veux!
Et Tu affaiblis qui Tu veux!
Saches que « la balance Démocratique » penche en ta faveur
La dévolution du pouvoir est suspendue à Ton puissant Ndiguel
Car Tu incarnes l’omnipotence de la Démocratie ».
C’est en clair, le contenu du "message sous forme de puzzle" que Wade a réussi à délivrer devant le Chef Suprême du Mouridisme en compagnie de tous ses fideles Cheikhs et en présence des caméras du monde entier : histoire de rafraichir la mémoire à tous ses compatriotes. (Toutes générations confondues)
Le chef de l’Etat en fin connaisseur de la science politique Sénégalaise, pour en être lui-même un pur produit, se devait de rappeler cette évidence. Ceux qui comme lui sont dans le secret des "dieux de la politique Sénégalaise" et maitrisent de ce fait les ficelles de l’histoire politique de notre pays savent que cette réalité sociologique n’est pas nouvelle et qu’il en a toujours été ainsi depuis l’apparition de Khadim Rassoul, Cheikh Ahmadou Bamba, sur la scène politique et le début de ses démêlés avec l’Administration Coloniale Française.
Le parrainage de tous les hommes politiques importants qui aspirèrent à présider aux destinées de notre Etat, depuis sa conception, sa gestation et sa naissance et ensuite de sa consolidation jusqu’à sa maturité, a été conçu, assuré et exécuté par les soins des différents Khalifes de la confrérie Mouride. En somme, de tout temps la Communauté Mouride, par le biais de la plus prestigieuse institution califale du pays, a toujours décidé de la désignation, du maintien, de l’éviction ou de la révocation de ceux qui briguent ou manifestent la volonté d’occuper la fonction suprême. A commencer par le vénéré fondateur de la Tarîqa lui-même, Ahmadou Bamba. Voyant l’affluence indescriptible des foules répondant à son appel et par le grand amour qui le liait à son peuple, Ahmadou Bamba à toujours consciencieusement pesé de tout son poids politique dans les choix des ses représentants. Il a prodigué des conseils et soutenu les hommes politiques qui lui paraissaient les plus dignes de foi sur l’échiquier politique de son époque. (Blaise Diagne, Lamine Coura Gueye et bien d'autres fils du pays sont tous venus s’agenouiller devant sa sainte personne, pour recevoir ses bénédictions et ses instructions en espérant chacun, par ce geste de soumission typiquement Mouride, gagner la sympathie des électeurs et du peuple dans son ensemble. Avec des fortunes diverses ils ont chacun marqué d’un sceau indélébile la marche, vers la libération, de notre grand peuple. A l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, ce fut au tour du fils ainé de "Sérigne Touba", Sérigne Modou Moustapha M’backé d’assurer cette fonction d’équilibre et de stabilité nationale en répondant favorablement aux supplications et« appels du pied » incessants de Senghor s’efforçant de s’attirer les faveurs et la sympathie du monde rural. (plus de 95℅ de la population du pays à l’époque) Ensuite vint le temps de Sérigne Fallou (faste période de complicité entre l’institution califale et le pouvoir politique) qui continua ce coaching avec Senghor jusqu’à son rappel à Dieu en 1968. Son successeur Sérigne Abdou Lahad Mbacké surnommé "le Bâtisseur" pour les travaux de grandes envergures qu’il initia à Touba sera assidument courtisé par Senghor puis par Diouf pour couronnement duquel, le calife Mouride joua un rôle déterminant sinon décisif. Et c’est encore grâce à ce COACHING MOURIDE sous le califat, toujours, de «Baay Lahaad" (il a eu un long règne) que ce même Diouf sera à nouveau réélu et confortablement installé aux commandes de l’Etat Sénégalais. Il cédera ce poste à l’actuel président Wade grâce à la bénédiction et à l’intervention efficace mais discrète des regrettés Sérigne Salihou et son vénérable frère Cheikh Mourtadha M’backé. (Le premier a bénie, à Touba, le début de règne de Wade, le second en a fait de même (à Dakar) avant son entrée officielle au Palais de la République).
C’est, donc en connaissance de cause qu’Abdoulaye Wade ne se limita pas à un simple « briefing politique », ayant flairé, l’opportunité unique de l’instant, il s’est engouffré dans la brèche qu’il s’était "taillé" pour distiller, une mise en garde d’une rare subtilité politique. Pour ma part cet événement restera à jamais gravé dans la mémoire collective du peuple Sénégalais et sera inscrit en lettre d’or dans les annales de la science politique de manière générale.
S’adressant à toute la communauté, le Président Mouride, les gratifia d’un sermon mémorable d’une teneur symbolique de haute portée et gros d’une sagesse digne des grands prophètes (n’est-il pas, lui, considéré dans son pays comme le grand prophète du Sopi). Rappelez vous le testament « hujatu’l wadd’a » du prophète de l’Islam : « Al yawma akmaltou lakoum dinoukoum wa atmamtou ‘alaykum ni’maty wa radeytou lakoum al islama dina »
Deuxième transposition politique à l’intention de la communauté Mouride :
Aujourd’hui, j’ai accompli ma promesse et mon engagement envers la communauté Mouride, j’ai perfectionné pour vous l’outil de conquête et d’exercice du pouvoir, j’ai rehaussé l’image de notre Tarîqa en l’associant à chaque fois au cœur du pouvoir après qu’elle ait été méprisée et bafouée( auparavant le mouridisme était définit comme un mouvement « non élitiste et paysan » par la majorité de "l’intelligentsia" sénégalaise et surtout par les chercheurs des différentes école africanistes de l’Occident par conséquent dans sa volonté de renverser cette image d’"Epinal" péjorative et de redorer, par la même occasion, le blason de la Tarîqa Mouride, le candidat Wade, dés la proclamation de sa victoire se rendit à Touba pour recevoir les bénédictions du Khalife Général puis demandât au regretté et bien aimé Cheikh Mourtadha Mbacké de bénir sa première entrée au palais en tant que président de la République avant même la célébration officielle de la cérémonie d’investiture )
Poursuivant sa volonté de partager son succès avec la communauté Mouride, il ne cessa, pendant tout son mandat d’associer étroitement la haute autorité califale à l’exercice du pouvoir.
Aujourd’hui, à la veille du soir de son dernier mandat, il remet, en homme sage et avisé, l’outil de conquête et d’exercice du pouvoir (le parti démocratique Sénégalais, crée sous l’impulsion de hauts dignitaires Mourides ; soutenu et financé par eux) entre les mains du Khalife en lui rappelant dans les plus petits détails l’origine Mouride du parti (Sérigne Fallou, Sérigne Cheikh M’backé Gaindé Fatma, Cheikh Mourtadha M’backé, Cheikh Salihou M’backé).
En substance Wade après avoir fait un tour d’horizon complet de l’histoire du parti à très exactement démontré qu’il avait accompli sa mission avec dévouement, intelligence et générosité ; Aujourd’hui, il remet « les clefs du parti » entre les mains du premier des Mourides en présence de tous ses Cheikhs.
A présent il appartient à la communauté dans son ensemble avec à sa tête l’institution Califale de prendre en main « le parti » et de décider avec intelligence et mesure de son avenir.
Cet acte de grande portée historique sera sûrement consigné dans sa biographie, le moment venu, comme le testament politique le plus précieux venant de celui qui avait pris l’engagement d’éradiquer les effets néfastes du passage du président Senghor à la magistrature suprême de notre pays.
Il a voulu faire comprendre à tous que, si la Communauté Mouride commettait « l’irréparable », en confiant "le Pouvoir" à quelqu’un qui n’est pas des leurs, elle le regretterait amèrement et elle ne pourrait s’en prendre qu’à elle-même.
N’élisons plus, laissera-t-il sous-entendre, à la tête de notre Etat quelqu’un qui n’aurait pas démontré, comme il l’a fait lui même, son appartenance ancienne à la Tarîqa car cette précaution est notre meilleur gage de sécurité de prospérité pour nous, pour nos enfants, pour nos petits enfants et pour nos arrières, arrières petits enfants.
En effet comme tout le monde le sait, sans doute, en Afrique une fois installé au pouvoir le chef a tous les moyens de pérenniser son règne sans grand coup férir.
Faisant allusion à lui-même, il fit comprendre que n’eut été son âge avancé et son fort attachement à une certaine "Culture de l’éthique politique", il n’aurait remis le Pouvoir qu’au bout de plusieurs mandats ; et comme Senghor, il ne l’aurait remis qu’à la personne de son choix et nul n’aurait trouvé quelque chose à redire (à l’exception de quelques puritains minoritaires et marginaux toujours prompts à râler) car il l’aurait fait, comme Senghor, en "caressant" la charte fondamentale de notre pays et le tour serait bien passé, comme une lettre, à la poste.
Aujourd’hui, grâce à la Démocratie, (la Démographie dirions-nous), Wade n’éprouve nul besoin de recourir à telles pratiques; son devoir est de faire prendre conscience aux masses Mourides, des dangers qui les guettent s’ils ne prennent pas en charge leur destin ainsi que celui de leur pays et infléchir ainsi le cours de l’histoire dans le sens de leurs intérêts et aussi vers ceux de tous les autres concitoyens sénégalais; non pas au moyen d’une dictature barbare et sanglante mais par la conformité à la Légalité républicaine au moyen de la Démocratie.
La Démocratie, (est-il besoin de le rappeler ?) se définissant, en effet, comme le gouvernement de la majorité mais dans le respect très strict de la minorité dans l’intérêt général de la Nation entière).
Pour sa part, Wade affirme haut et fort (prenant à témoin la postérité et par l’évocation en détail de son passé mouride) que nul ne peut douter de sa sincérité en tant que disciple mouride car bien qu’elle ait été toujours rudement mise à l’épreuve, sa sincérité n’a jamais été affectée, ni affaiblie ne serait-ce que d’un ton.
Il aurait pu à juste raison faire remarquer qu’il avait, à maintes reprises, été privé du Pouvoir par les déclarations défavorables des khalifes de sa propre Tarîqa, aux profits d’autres leaders politiques qui n’en étaient pas membres, et qui se conduisaient à leur égard avec hauteur et dédain. Mais Wade ne l’a pas fait, se contentant seulement, de marteler que le découragement ne l’avait jamais complètement terrassé ni jamais entamé sa détermination et son engagement au service de cette Tarîqa qu’il a "hérité" de ses parents et qu’il a aimé profondément et continu d’aimer et de respecter avec ferveur et abnégation assurant, avec force, qu’il en sera toujours ainsi jusqu’à son dernier souffle.
Dans son allocution Wade n’a pas manqué de souligner avec force que si l’édifice Mouride a toujours résisté aux intempéries et aux attaques de tous bords elle le doit d’abord à sa cohésion et à son unité derrière un seul homme à savoir le Khalife Général.
Les générations de Mourides actuels en gardant précieusement cet acquis (esprit de conservatisme) et en procédant par un positionnement stratégique (technique de planification et d’anticipation) pourront se donner la possibilité d’assurer aux générations futures et présentes la certitude de pratiquer leur foi dans la ferveur et la prospérité dans le siècle des siècles et jusqu’à la fin des Temps.
La cérémonie exceptionnelle, à laquelle les Cheikhs Mourides ont été tous conviés et à laquelle ils ont
pris part, pourrait devenir très vite devenir (si tel était leur souhait) une pratique quotidienne et routinière du pouvoir dans notre pays, comme c’est le cas en Iran (avec les Ayatollah), en Inde (avec la Bourgeoisie locale), en Chine (avec la Hiérarchie communiste) et j’en passe; car cette cérémonie nous ressemble et dénote de notre Culture sénégalaise et africaine. On dira, le cas échéant, la République Démocratique et Laïque Mouride comme on dit la République démocratique Chi’ite d’Iran, ou la République Populaire et Communiste Chinoise sans que cela ne soit choquant pour personne. Pour une fois ce ne serait un emprunt d’aucun pays, d’aucune culture, d’aucune civilisation. Elle reflèterait une réalité socio politique qui nous est propre, elle traduirait l’essence et la quintessence de notre monde, à nous sénégalais, nous faisant renaitre à notre culture, dans notre spécificité sénégalaise et notre nature profonde. Nous serions fiers et comblés par cette authenticité, enfin, retrouvée.
Il n’est nulle question, ici, d’une tentative malencontreuse d’endoctrinement aux élans prosélytes ou d’une œuvre de propagande dont l’objectif serait de convaincre nos compatriotes de la nécessité de marcher à rebours du Progrès et de la Modernité mais bien au contraire, il s’agira d’accompagner ces dernières de les combiner avec nos valeurs africaine de Dialogue, de Solidarité et de Fraternité car en définitive nous ne formons qu’un seul peuple poursuivant le même but et partageant la même foi. Il s’agira tout simplement d’expérimenter notre « Doxaline » : méthode de gouverner propre » afin d’éviter à nous-mêmes, à nos enfants et à notre économie des désagréments tels que ceux essuyés régulièrement durant ces quatre dernières années. (Un syndicalisme mal adapté : singé sur l’Europe ; des rapports viciés entre partis politiques et citoyens : le règne du bakchich ; une Société Civile déliquescente et fortement politisée faisant pratiquement tout le travail à la place de l’opposition! : le comble du ridicule ; Climat médiatique exécrable : chantage politique et pratiques d’harcèlements éhontés, insolents et multiformes ; la non complémentarité des Intelligences systémiques notamment celles relatives aux domaines de l’économie, de la Banque et de la Haute Finance : calquées à outrance sur le modèle occidental sans la "culture éthique" qui en constitue le corollaire indispensable ; la même absence de "passerelles" est notée entre le système éducatif précisément les Universités et le monde de l’ Entreprises ( publiques et privées) et j’en passe…..
Mais nous ne pouvons pas oublier que c’est nous qui avons choisi librement toutes les "options" institutionnelles et philosophiques de notre "système étatique", à l’instar de l’écrasante majorité des peuples dits « civilisés ». C’est encore nous qui avons choisi, en toute indépendance, d’adopter un système d’accession et de dévolution du pouvoir fondé sur le principe de l’alternance démocratique, (code électoral) nous avons, de même, librement décidé de souscrire, dans notre charte fondamentale, à la liberté de culte et d’association( Législation sur les associations), c’est nous qui avons opté, enfin, pour la laïcité des institutions étatiques au sens de la neutralité et de la séparation de l’Etat et des institutions religieuses ( Volontarisme philosophique) par suite, nous devons rester fidèle à nos choix en acceptant logiquement et naturellement les conséquences qui en découlent je veux dire le règne de l’Ordre Républicain et Démocratique dans la légalité constitutionnelle. Nos efforts doivent, par conséquent, converger pour que "force" reste au caractère Démocratique et Solidaire de notre Pacte Social)
Cependant nous n’avons inscrit nulle part, (ni dans nos institutions ni dans nos lois) que nous renoncions à notre Sénégalité notre africanité en d’autres termes notre authenticité ou sensibilité Negre.
C’est à la lumière de tout ce qui précède, que chaque Talibé, chaque Sénégalais peut se sentir si bien dans sa peau et ne plus se soucier de la « peur » de céder à cette vague de triomphalisme qui nous emporte en ce moment au loin vers la seule subversion de sens auquel cette visite du 19 juillet 2008 pourrait donner lieu à comprendre c’est à dire l’entame de l’An I de la Renaissance Africaine.(vous comprenez à présent pourquoi cette date à pour moi valeur de symbole du fait qu’elle inaugure, dans notre pays( dans la ferveur), le début de la renaissance africaine)
Que cette Renaissance soit initiée sous le magistère de Maitre Abdoulaye Wade, (porte étendard du panafricanisme renaissant) et qu’elle se soit illustrée d’une si belle manière ne font que renforcer notre foi en cette voie soufie initiée, il n’y a guère longtemps dans une situation de minorité, de domination, de mépris et de brimades, par le fin stratège Cheikh Ahmadou Bamba M’backé. Il fut le premier grand homme politique de son pays qui avait compris très tôt la nécessité du combat politique mais surtout, (et c’est là le génie politique d’AHMADOU BAMBA), d’avoir inventé et mis en œuvre une forme et une stratégie de lutte originale : la résistance pacifique (la non violence) qu’il a conçu théoriquement avant de s’y engager activement bien avant le Mahatma Gandhi, ou le Pasteur Martin Luther King contre l’iniquité et la barbarie du système colonial : pourquoi persiste-t-on à lui dénier sa grande envergure politique (Je trouve particulièrement dommage qu’on n’enseigne pas, assez, cette facette importante de l’action de Sérigne Touba et qu’on en parle pas suffisamment! car la plupart des chercheurs ne s’intéressent qu’à son œuvre religieuse et littéraire au détriment de son action politique).
Serait-ce, peut être, en raison du fait qu’il fut, très certainement, le plus grand érudit parmi tous les guides religieux de son époque : nous lui sommes, tous, redevables de notre spécificité bien sénégalaise facilement reconnaissable et tellement bien appréciée à travers le monde!
Voici, donc, venu le Temps de rendre à Bamba ce qui, de par son action engagée dans la lutte politique pour la libération de notre peuple, lui revient de droit à savoir la part du Lion : symbole par excellence de notre cher et beau pays le SENEGAL.
(A quand l’image-icône de Bamba au beau milieu de notre drapeau national ?)
Go pour une pétition ?

JEREJEF SERIÑ TUBA! JËREJËF SERIÑ TUBA! JËREJËF SERIÑ TUBA!

"Mouride Eveillé"

Bruxelles, le 19/07/08

MBacké N’diaye

0032-487/622.354



Rue Woeringen, 08

1000 Bruxelles

Belgique