Actualités

Messages les plus consultés

Nombre total de pages vues

7 décembre 2018

HOMMAGE A L'HOMME QUI INCARNAIT LA RADICALITÉ DU « JUSTE MILIEU »


« SIDI, UN MODÈLE EXCELLENT »

« Laqad kaana lakoum fii rassoulilaahi ouswatoun hassana » Coran
"En effet vous avez dans le Prophète un excellent modèle, pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment": Coran

A l'inverse de ce qui s'observe généralement dans les sphères de prédication islamique, Sidi Lamine Niasse n’était pas un prêcheur violent. Grand intellectuel et journaliste chevronné, il pratiquait le doute, la critique constructive et chérissait la Liberté. Il incarnait un héroïsme de raison. Attitude qu'il avait mis en scène en la matérialisant à travers la fameuse émission "Diné ak jamono" initiée pour fonder une éthique du débat, un débat contradictoire et ouvert

« Sidi » comme tout le monde aimait à l'appeler affectueusement, avait les réflexions les plus ambitieuses, les réflexes les plus empreints de patriotisme dans la quête de la démarche la plus à même de corroborer et de satisfaire l’intérêt général et cela à tous moments même au cœur de l'actualité la plus brûlante : rien, intellectuellement, ne le faisait reculer ou renoncer; Il ne répugnait pas à aller au chaudron et n'hésitait point à patauger dans la gadoue pour autant que c'est le prix à payer pour donner de la voix à ceux qui n'en avaient pas.
Grand amoureux de la Démocratie participative, et nuancé dans ses prises de positions. Il s'imposait la consigne stricte de laisser toujours une porte ouverte à la réplique, à la contradiction voire même à la contestation. Il ne se privait jamais d'en user lui-même sans jamais en abuser et n'en déniait jamais l'exercice aux autres. Il a toujours accepté pour autrui ce qu'il réclamait pour lui même
Preuve s'il en faut de la pureté de l'intention qui l'animait (Ikhlâs)

"Rien n'est plus lourd dans la balance d'un croyant le jour de la résurrection que le charme d'un bon caractère": Hadith prophétique

Aucun gouvernement, de Senghor à Macky Sall en passant par Diouf et Wade n'a réussi à faire de lui, de son groupe de presse ou de ses journalistes « des délégués à la propagande »
Le sacerdoce absolu de Sidi a toujours été d’éclairer les esprits plutôt que d'attiser la haine.
Contre les radicalismes et extrémismes tenaces de l’heure: ethnique, religieux, politique, confrérique et j'en passe, Sidi trouvait toujours, en son for intérieur, dans son background fait d’érudition, la force et la sagesse de leur opposer une autre forme de résistance : la radicalité du juste milieu comme l'avait prônée et enseignée son mentor paix et salut sur lui: Mohamed
Le Coran qu'il affectionnait à lire en toutes circonstances nous apprend à propos du prophète de la lumière et de la raison une vérité qui régulait et illuminait son quotidien :"Vous avez dans le prototype prophétique un modèle parfait": Coran

"Et tu es certes d’une moralité éminente" : Coran

Sidi Lamine Niasse était un prototype parfait pour ceux qui aiment la radicalité dans la nuance; Il aimait à résumer sa pensée dans cette boutade toute emplie et toute empreinte de sagesse et de distanciation ; "être et se constituer en contre-pouvoir et non tomber dans le travers systématique d'être contre le régime en place. Une attitude qui contrastait avec les pratiques dominantes dans l'espace confrérique sénégalais. Il tenait à se différencier et à nuancer sa position par rapport à la majorité des familles ou chapelles dites religieuses du pays dont la pratique récurrente se résumait dans cette sentence catégorique : " Nioun d'u niou kontar pouwaar" une mise en garde que l'on pourrait traduire trivialement comme suit : « Ne comptez pas sur nous pour nous dresser contre un gouvernement en exercice"
C'est là toute la beauté et toute l'utilité de cette "nuance" pour le peuple sénégalais.
C’est là la voie des sans voix, la sortie des sentiers battus, le pas de côté, le devoir d'ingratitude, l'audace de la dissidence à travers la liberté dissonante à la fois du verbe et de la tonalité.

« Ceux d'entre vous que j'aime le plus et qui seront assis le plus près de moi le jour de la résurrection sont ceux d'entre vous qui jouissent de la meilleure moralité" : Hadith prophétique

Subtilité délibérément assise sur une orientation philosophique qui marquait d'un trait de noblesse et de dignité toute la différence d'appréciation de la vie, si brève et de l'œuvre si grandiose du « Walfiste en chef ».
Sidi vouait un culte presque religieux au "chic de la nuance" et de la "subtilité" au point qu'il en était devenu serve

Pour la postérité, Le vrai legs de Sidi Lamine Niasse c'est d'avoir forgé pour nous et pour les générations futures un outil sémantique et comportemental opposable en toutes circonstances aux vocables "salafiste", "salafisme" et autres fanatismes ou radicalismes outranciers.



En effet, si Sidi Lamine Niasse est parti à jamais, l’esprit « walf » ou le « walfisme » lui survivra à jamais : « Sidi » nous en a inoculé le sérum avant de prendre, définitivement, congé de nous. Avec cependant ce lot de consolation qui s'est imprimé en nous individuellement et collectivement : Une part de « Sidi » s'est fixée en chacun de nous pour toujours.
Et c'est cela le « walfisme ». Par conséquent, ne soyez pas étonné d’entendre, dans les jours prochains, la voix d’un sénégalais lambda vous dire, avec un brin de fierté ; « Vous savez, moi je suis un peu « walfiste » histoire de vous signifier qu’il est un peu « rebelle »
Voilà pourquoi la perte soudaine et brutale de Sidi Lamine Niasse, pour douloureuse qu'elle soit, ne nous laissera jamais tout à fait orphelins
Nous te serons éternellement reconnaissants
Repose en Paix dans le paradis céleste du Dieu commun à Mohamed, à Jésus et à Moïse

Amen

21 mai 2018

PLAIDOYER POUR LA FIN DE L'ANTAGONISME ISRAËLO-PALESTINIEN !!!
Le pire c'est la solution à deux États !!!
Elle maintient, en permenence, la tension et attise la méfiance !!!
Je pense que la solution la plus "réalisable" en "Terre sainte" c'est de créer un état unitaire laïc populaire et démocratique. Avec une laïcité "intergrative" ou positive si vous préférez !!
À mon avis il n'y a aucune raison que des arabes et des hébreux ne vivent pas ensemble !
Oublions le "droit" car le Droit s'acquiert et s'aliéne et parlons de "légitimité" qui, elle se partage allègrement, faisant bon ménage avec le Droit à la vie, l'aspiration à la sécurité et confiance en l'avenir. C'est un procédé optimiste, un choix pour l'avenir, une option pour la paix; en somme : une gageure !!!
Juifs et arabes sont les peuples qui ont le plus longtemps vécu ensemble dans la paix, la fraternité et le respect mutuel !
Revisitez les temps anté bibliques, bibliques et post bibliques !!!
Interrogez l'Histoire si vous en doutez un peu !!
Français et anglais cohabitent bien ensemble de nos jours de même que allemands et français !!! Cela n'a pas toujours été le cas !!
Pourquoi pas arabes et juifs ?
Il faut en faire un projet de société et inciter les 2 peuples à travailler dans la sérénité et la confiance. C'est un projet laborieux, certes, éminemment politique mais plus que réaliste et réalisable !!!
Ce n'est point de l'utopie !!!
D'ailleurs l'utopie est le moteur de l'histoire !!!
Alors de quoi avons-nous besoin ?
Le matériau historique, culturel, linguistique, je dirai même, biologique, s'y prêtent à souhait !!
Il nous faut juste un bon ouvrier (les gouvernants des 2 entités), un grand artisan(tous les prix Nobel de la paix) et un généreux mécène (l'ONU) pour pétrir la "pâte de la paix" définitive dans cette contrée si emplie d'histoires mais d'histoires merveilleuses !!
Alors rêvons comme l'avait enseigné le grand artisan de la paix et pasteur émérite Martin Luther King

18 février 2016

MACKY SALL, UN DISCOURS « ATTRAPE-NIGAUDS »

I. Foutaises et balivernes,
Mr Macky Sall, c'est bien connu, est un menteur patenté, un fieffé bonimenteur c'est reconnu: il vient de démontrer à la face du monde politique et devant les électeurs sénégalais son audacieuse habileté à subvertir la vérité et à corrompre la réalité (lire mon article : Il faut punir Macky Sall http://mbackendiaye.blogspot.be/2011/07/mr-macky-sall-est-un-menteur-patente-un.html )

Dans son discours « attrape-nigauds », Macky Sall voulant esquiver, par anticipation, la clameur publique dont il était persuadé qu’elle serait consécutive à sa forfaiture, n’a pas hésité à « mouiller » le conseil constitutionnel (abrév. : C Cons) en lui faisant porter insidieusement la responsabilité de son infidélité à sa parole donnée.
Tout le monde sait que le C Cons a, entre autres, deux missions essentielles en fonction desquelles il rend des décisions ayant des effets juridiques différents suivant la nature de saisine:

a. Compétences contentieuses (juridictionnelles) Il est demandé au conseil de juger un litige ou de trancher un différend, dans tous les cas d’apprécier la recevabilité d’une contestation entre parties (un requérant et un défendeur) donnant lieu à des « arrêts » pour lesquels aucun recours n’est possible et qui s’imposent à tous. L’opposabilité impose de satisfaire à l’impératif de publication au Journal Officiel. Il s’agit, dans cette hypothèse, de décisions de justice.

b. Compétences consultatives (Conseils) Il est demandé au conseil constitutionnel de délivrer des opinions, conseils, recommandations et orientations). Il s’agit simplement d’éclairer la lanterne du gouvernement sur des projets qu’il entend réaliser dans le futur. L’exercice de cette mission donne lieu à des « avis » pour lesquels aucune obligation de conformité ne s’impose aux autorités gouvernementales qui les sollicitent elle n’est même pas assujettie à l’obligation de publicité. C’est pourquoi, les avis que le conseil constitutionnel donne aux pouvoirs publics sont généralement frappés du sceau de la confidentialité. Ils sont d’ordres internes à l’administration.

Devant préparer la réforme constitutionnelle qu’il avait promis aux sénégalais, le président était légalement tenu de solliciter l’avis du C Cons mais l’avis consécutif à cette demande ne peut en aucun cas lier le président car n’étant pas l’émanation d’une « décision contentieuse » mais d’une simple « saisine pour avis » en procédure consultative dans le cadre d’actes préparatoires d’une modification constitutionnelle


II. Lâcheté et couardise,
C’est le problème de Macky Sall de ne pas tenir ses promesses mais c’est lâche de vouloir jeter en pâture à la vindicte populaire un C Cons irréprochable, sage et consciencieux
Susciter et orienter cette vindicte populaire contre des magistrats consciencieux et vertueux est certainement et clairement le but poursuivi. L’exercice de cette sale besogne auquel s’adonne le président Macky Sall, doit passer par un « bashing » de nos 5 sages et surtout aboutir à jeter le discrédit sur une institution respectable et essentielle dans le fonctionnement de notre Démocratie.

Ah, Macky Sall que ne ferais-tu pas pour perdurer au Pouvoir ?
La communication du président s’efforce de trouver le moyen de suggérer, au Peuple de façon insidieuse, subliminal, l’idée que « Moi, Macky Sall, j’ai voulu respecter ma promesse mais c’est le C Cons qui m’en a empêché »
Au diable, Macky Sall, foutaises et balivernes !!!!
Vouloir, au prix d’un matraquage médiatique incessant, faire passer un « avis » du conseil constitutionnel pour une « décision » ou un « arrêt » en matière contentieuse donc revêtue de la force de la chose jugée, c’est comme présenter des vessies dans l’espoir que le Peuple sénégalais mature et responsable, les prendrait pour des lanternes


III. Aberrations et mouchardise
Le C Cons a statué sur « saisine consultative » et non pas « contentieuse » donc ses recommandations ou avis, dans ce cas précis, ne sont que de simples opinions, suggestions, conseils et orientations qui ne lient le gouvernement d’aucune façon.
C'est donc de manière erroné que le président Macky Sall se refèrt à l'article 92 de la constitution ayant trait uniquement aux décisions du conseil constitutionnel siégeant publiquement et contradictoirement en matière contentieuse (compétence
Juridictionnelle).

Il est donc évident que le conseil constitutionnel, en vertu de son caractère hybride à la fois une institution politique et une cour ou juridiction constitutionnelle, émet 2 types de décisions :

- Une décision non juridictionnelle lorsqu'il est saisi en mode ou procédure consultative avec 1 requérant: le gouvernement (article 51 de la constitution): dans ce cas les décisions qu'il rend sont nommées "avis" n'ayant aucune valeur juridique et ne s'imposant à personne surtout pas au président de la République encore moins au Peuple souverain.

- Une décision juridictionnelle lorsqu'il est saisit en mode ou procédure contentieuse avec 1 requérant et, à l'évidence, des parties au procès: dans ce cas de figure, les « décisions » que le conseil constitutionnel rend sont des "arrêts" revêtus de l'autorité de la chose jugée et surtout non susceptibles de recours ou de contestation d'aucune sortes.
Ainsi le président Macky Sall, par cette volte-face n'a d'autres ambitions que de berner le Peuple sénégalais en saisissant le conseil constitutionnel en mode consultatif article 51 de la constitution pour ensuite présenter la « décision » ou si vous préférez "l'avis" recueilli comme une décision juridictionnelle qu'il ne pouvait obtenir qu'aux termes d'une procédure contentieuse.

Ajoutons qu'aucune institution au monde fut-elle le conseil constitutionnel, la cour de cassation ou même la cour suprême, aucune juridiction, dis-je ne peut empêcher un homme de renoncer librement à un droit.
La renonciation à un droit et une liberté naturelle, intangible, un droit naturel garanti par les principes généraux du Droit et en vertu d'une jurisprudence constante.
Renoncer à 2 ans de "son mandat légal" de 7 ans est une liberté et un droit naturel pour Macky Sall
Pour ce faire, il eût suffit simplement qu'il écrivit au conseil constitutionnel pour l'aviser de son intention de démissionner au bout de 5 ans permettant ainsi au conseil de prendre les mesures idoines pour rendre cette volonté effective sans que l'Etat en soit paralysé pour autant en anticipant la prise de mesures conservatoires relatives à l'impératif de continuité de l'Etat déjà prévues par la constitution en cas de vacance du Pouvoir comme ce fut le cas avec la jurisprudence Senghor en 1981.
Seulement la volonté claire et constante de Macky Sall a toujours été d'embobiner le Peuple: se faisant bonne conscience sur le dos d'une institution digne et respectable. Il se dédit vertement en mettant la responsabilité cette dérobade sur le dos du conseil constitutionnel.


IV. Egoïsme et arrogance,
Le plus écœurant et le plus pathétique dans cette affaire c’est que de toutes les « promesses » de réformes constitutionnelles, tant vantées et martelées à satiété par le candidat puis le président élu Macky Sall, une et une seule avait une portée individuelle, ne concernant que lui et lui tout seul : la réduction de son mandat de 7 à 5 ans.
Macky Sall n'a pas voulu la subir et a refusé effrontément, en direct à la télévision nationale devant tout le Peuple sénégalais, de se l'appliquer
Toutes les autres « promesses » de réformes ont des portées générales et s'appliquent à d’autres institutions et à nous, le Peuple souverain : Allons-nous accepter qu'il nous les applique ?
Peut être que pour Macky Sall, aussi, les promesses n'engagent que ceux qui y croient
Tout l’intérêt de la polémique est là
kann mooy nangou niakk fayda : le Peuple souverain ou le président élu ?
Seulement, Macky, lui, a déjà donné sa réponse et elle est cinglante, sans appel !!!!
Quid de la riposte du Peuple souverain à présent ?
Mbedj’um kanam boroom’a koy fajjal bop’am !!!!
Et ce n’est sûrement pas au Peuple sénégalais qu’on va dicter l’attitude à adopter ou la démarche à suivre face un outrage public de cette envergure ni à se dresser pour prendre ses responsabilités en de pareilles circonstances !!!!
Alors, monsieur le président, sachez que le seul nigaud dans ce pays c’est vous, par le simple fait que vous êtes seul à croire à vos propres balivernes !!!!

Tenez- vous le bien pour dit !!!!