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16 mars 2011

19 MARS : EFFETS D'AUDIENCE ET COACTION OU EFFETS CATHARSIS

« Être sur le qui vive ! » Telle est semble t-il l’expression la plus adéquate pour rendre compte de la situation qui prévaut dans notre pays à l’avant-veille de la date butoir du 19 Mars : jour anniversaire de la réalisation de l’alternance politique dans notre pays.

L’ambiance de célébration et d’action de grâces consécutives à 12 ans de règne sera-t-il bousculé le même jour par un élan de contestation et d’animosités résultant de ressentiments subjectifs ponctuels pour certains et de sentiments de frustrations et de mise à l’écart prolongées pour d’autres?
Il serait intéressant de savoir si le gouvernement peut légitimement considérer l’ultimatum lancé par « Sidy & Co » le 19 Mars de l’année en cours comme un acte caractéristique d’un casus belli.
L’esprit de faction incarné par le « peuple libéral » et ses alliés sera-t-il défait par l’esprit d’intrigues conduit par Sidy Lamine Niasse et ses souteneurs ?

Le camp hostile semble vouloir compter sur les effets d’audience et de coaction pour pousser le peuple dans un engrenage de la violence au bout duquel il espère voir s’écrouler le pouvoir politique en place. A la faveur d’une conjoncture internationale s’y prêtant, l’effet d’entrainement escompté semble être pris ici plus comme un argument et une stratégie politique, que comme une simple démarche casuelle ou fortuite.

En effet c’est dans l’espoir de mettre à profit le vent de révolte qui souffle en ce moment sur le monde arabe que les auteurs de cet appel, se fondant sur une logique d’imitation et sur un effet de mimétisme caractéristique de la foule, ont décidé d’intriguer avec tous les mouvements se trouvant déjà sur ce terrain afin de prouver, par le fait de leurs propres turpitudes, les incompétences et prévarications supposées du pouvoir en place.
Aurait-elle oublié cette « ligue des contestaires » qu’une des règles basiques du droit des obligations civiles est que nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes !
Etant dans l’incapacité totale de faire tomber le déluge d’un ciel où ne s’amoncelle aucun nuage, « la conjuration des fauteurs de trouble » s’en remet à la psychologie des foules en espérant par des incantations et des vociférations tous azimuts, faire artificiellement tomber une pluie de révoltes dans un élan chaotique fatale au régime libéral en place.

Vision chimérique, déraison passionnelle et impatience démocratique accusent, de pied ferme, les partisans de la célébration qui sous couvert de la légitimité démocratique, fustigent cette incartade politique clouant au pilori la mauvaise foi de leurs détracteurs.

Contre la ruse du TIOKASS plébiscitée par Sidy et consorts, le peuple libéral promet une riposte à la hauteur de la provocation.
Dans la mesure où cet appel du 19 Mars est perçu comme une volonté de s’auto-exclure de la protection de l’Etat à travers les lois et les institutions de la République édictées à cet effet le peuple libéral ainsi que tous les sénégalais épris de paix et de justice seront aux côtés des autorités légitimes afin de mettre un terme définitif aux atteintes à la sûreté de l’Etat et que force reste à la loi.
C’est une donnée constante que les insurrections contre l’ordre établi quand elles n’aboutissent pas donnent lieu invariablement à « un bain de sang » pour la raison suffisante qu’il s’agit, purement et simplement, d’une négation expresse et caractérisée de la suprématie de l’Etat.

Tout comme les différentes atteintes à l’ordre public admises par les pouvoirs publics, les appels à contester, les sit-in, les grèves et autres formes de manifestations d’humeurs corporatistes ne sont dispensés d’autorisations préalables que dans la mesure où la gravité du trouble ne compromet pas la survie et la continuité de l’Etat.
A contrario toute manifestation dont la tenue sur la voie publique est susceptible de conduire à une dégénérescence, une altération ou une dégradation grave de « la loi et de l’ordre » est ipso-facto assujettie à une autorisation préalable de l’autorité administrative. Le but visé est de permettre à l’autorité de canaliser et de faire échec à l’excès nuisible à la survie l’Etat.

L’exercice d’une liberté démocratique à fortiori tirée de la constitution ne peut se concevoir ou se justifier légalement en dehors de celle-ci. C’est elle qui constitue à la fois la base et la limite de la jouissance de tout droit civique, civile et politique dans l’ordre étatique.

Si les raisons de « l’appel du 19Mars » ne sont pas assimilables à une remise en cause de l’Etat ou à une négation de l’autorité étatique, on peut préjuger que l'instinct de survie ou "la raison d’Etat" n’aura pas raison de lui. On peut même pronostiquer, dans l’optique d’un déroulement légal donc pacifique de cette manifestation qu’elle aura, par rapport au vent de révolte qui souffle alentours, un effet catharsistique sur le peuple sénégalais de manière générale. C’est comme qui dirait s’il ne pleut pas au Sénégal c’est que simplement il n’y a pas suffisamment de nuages au dessus de nos têtes. Plus exactement que les conditions d’un déchainement des éléments de la nature ne sont simplement pas réunies.
Cela ne nous dispense pas cependant d’être vigilant car notre parfaite connaissance du fait de l’existence parmi nous de « malins petits génies » capables de provoquer des pluies artificielles, prêts à faire feu de tout bois pour parvenir à leurs fins, nous exhorte tous, par les temps qui courent, à être en permanence sur le qui vive; histoire de parer patriotiquement à toute éventualité.

7 mars 2011

LA COMPLAISANCE DANS LA CONFUSION : UN CHIC POLITIQUE EN VOGUE AU SENEGAL

Il ne viendrait à l'esprit d'aucun sénégalais doué de raison d'exiger de Mr Sidy Lamine Niasse le partage des bénéfices réalisés par le groupe Walfadjri, l'entreprise de presse qu'il a crée de sa propre initiative; tant il est aussi indéniable que Mr Sidy Lamine Niasse est « le maître et possesseur » du groupe Walfadjri: Un des pionniers du paysage médiatique de la très chevronnée presse privée sénégalaise. C’est aussi une évidence que de reconnaitre que ce groupe jouit d’une assez large audience et d’une bonne sympathie au sein de nos populations, toutes couches confondues. C'est également vrai que son patron est tout aussi méritant pour l’ensemble de son action dans l’avènement et la consolidation dans ce qu’il est convenu d’appeler le quatrième pouvoir dans notre pays.
Est ce suffisant, cependant, pour faire de lui « le Grand Manitou » de l’opinion publique sénégalaise ?
Devrait-on accepter, fatalement, comme une assertion vraie, l’affirmation selon laquelle quand « Sidy » emprunte c’est tout le Sénégal qui contracte une dette ?
Y’aurait-il un lien de causalité, direct, indirect ou même par ricochet, entre les intérêts privés du patron de presse et la sauvegarde de la paix publique au point qu’un petit toussotement du « Walfiste en chef » nous enrhume tous ?

On a souvent, en privé, signalé et dénoncé le phénomène d’inflation du langage qui sévit actuellement dans l’espace public nationale et plus particulièrement parmi la classe politique sénégalaise.
Rien ne semble plus étranger à nos hommes publics, une fois soumis aux constantes sollicitations des moyens dits « audio-visuels », que le souci de définir avec précision et rigueur la compréhension d’un concept, le substrat d’un engagement politique ou les limites d’une entité notionnelle. On se plait à tout confondre dans la plus parfaite surenchère verbale soit par ignorance soit par pure démagogie soit encore les deux à la fois ( esprit de chantage). Preuve s’il en est de l’inculture politique généralisée qui caractérise la presque totalité de la classe politique sénégalaise:
l’arène de « lutte avec frappe » est sur le point de développer des complexes par rapport à l’arène politique !

Cette complaisance dans ce « chic de la confusion » revêt des formes particulièrement caricaturales quand il s’agit, par exemple de disserter des visées intentionnelles du chef de l’Etat Abdoulaye Wade.
Voila un homme tenu, par le contrat politique qui le lie à son peuple, de rendre des comptes sous le contrôle des différents corps d'Etat institués à cet effet mais que les « Medias », pour une raison qu’il reste encore à déterminer clairement, s’entêtent à vouloir condamner exclusivement, non pas sur les actes et les projets qu’il a déjà réalisés c'est-à-dire son bilan, mais sur des projets qu’il n’a pas encore réalisés et qu’il aurait, pense-t-on, l’intention de mettre en œuvre !
"Sidy", comme on se plait à l’appeler affectueusement, rejoint ainsi le petit cercle restreint de personnalités publiques sénégalaises dont « le petit défaut » n’est pas seulement de partager avec ce petit monde « un égo surdimensionné » mais de confondre, comme lui, leurs ambitions et intérêts personnels, privés à ceux de l’Etat du Sénégal.
C’est un vilain défaut la « démesure », elle vous fait prendre pour tout ce que vous n’êtes pas, elle vous mène inéluctablement à votre propre perdition et elle entérine la déperdition des repères, elle consacre la perte des valeurs, elle débouche sur l’instabilité, le désordre social et elle vulnérabilise la solidité institutionnelle de notre Etat : cela nous n’en voulons sûrement pas !

Au Sénégal, c’est bien connu, nous vénérons et chérissons la paix, nous pensons, à juste titre, que seule la Démocratie et l’Etat de droit peuvent nous garantir sa pérénité. Nous les portons très haut inscrits aux premiers rangs des valeurs républicaines qui cimentent notre pacte social. Nous n’avons qu’un seul ennemi : celui qui nourrit des velléités de compromettre ces valeurs !

Les leaders d’opinions
dans notre pays ont la conviction qu’en donnant la primauté à leurs intérêts privés au mépris de tout ce qui ne contribue pas à les fortifier y compris l'intérêt général, agissent conformément à la Démocratie qui garantie l'exercice de toutes les libertés publiques.

Il m’était toujours apparu excessives l’aversion et la suspicion que nourrissait Socrate à l’encontre de la Démocratie. En effet ce grand philosophe de l’Antiquité grecque détestait la Démocratie il la jugeait trop permissive, il la suspectait même de porter en elle les germes dégénératifs du corps social en ce qu'elle était susceptible de conduire à l'instauration d'un esprit de faction ;même s’il faut,en outre,souligner que sa répulsion de cette forme de gouvernement n’était pas absolue. A présent nous le comprenons mieux et nous pouvons dire à la suite du célèbre premier ministre Britannique W. Churchill que la Démocratie reste « le pire des régimes politiques à l’exception de tous les autres ».
Le père de la « maïeutique » dont nous gagnerions beaucoup plus à nous inspirer plus souvent, avait observé que la démocratie fondée sur la liberté individuelle était porteur d’un danger absolu. Sa crainte et sa critique portaient sur les dangers d’un excès de liberté qui compromettrait l’intérêt général.

D’autre part on pourrait aussi attirer l’attention sur le fait que la majeure partie des majorités issues des scrutins électoraux sont configurées de façon très étriquées de sorte que souvent les adversaires sont à couteaux tirés et les marges sont relatives (51 à 57%) contre (49 à 43%) parfois même elles donnent lieu à des seconds tours. On comprend aisément la capacité d’un mauvais perdant à perturber l’ordre publique (imaginez 40 % d’une population électorale de 5 millions de votants c’est, mine de rien, 2 millions de mécontents lâchés dans les rues) A la vue de cette déferlante populaire scandant des slogans hostiles on pourrait douter de la légitimité du candidat pourtant victorieux à plus de 60 % des suffrages. Marge plus que confortable et pourtant !
Si nous poursuivons le raisonnement consistant de la part du vainqueur à appeler ses partisans à manifester pour consolider leurs votes cela abouti à opposer 60% de la population contre 40%. C'est ce qui mène inévitablement, dans les sociètés immatures, à la guerre civile(coupure du pays en deux, les pro et les contre): l'exemple typique en est le conflit en Côte d’Ivoire notre riche voisin.

Ce risque potentielle nous impose la plus grande sagesse et nous amène à reconsidérer tous les actes que nous posons individuellement et collectivement.
Nous pouvons aussi ajouter que la situation explosive dans les pays du Maghreb devrait nous inspirer en tant que patriotes d’observer la plus grande sérénité en restant sourds à toutes les volontés de transbordement de cette violence par l’usage de slogans incendiaires et pyromanes. Certains hommes publics sénégalais en faisant de l’invective populiste un sacerdoce politique souhaiteraient voir s’étendre à notre pays la révolte et l’anarchie en imaginant des similitudes et comparaisons erronées, injustifiées et aucune raison d'être avec les régimes non démocratiques qui sévissent dans ces contrées.

Nous voudrions donc dire, avec solennité, que nous tiendrons pour « historiquement responsables » tous ceux qui d’une manière ou d’une autre auront initié, contribué de prés ou de loin au déclenchment d'une dynamique de rupture ou de dégradation de la paix sociale.

Nous n’accepterons pas, [en ayant échappé à l’emprise des grandes puissances étrangèrescar ne disposant pas d’assez de richesses naturelles, (faut-il finalement s’en réjouir ?) qui justifieraient des convoitises voraces et destructrices comme c’est la destinée fatale de petites nations surdotées par Dame Nature : Congo, Angola, Soudan, Tchad, Libye, Algérie, Irak, l’Arabie Saoudite, etc.] de succomber à vos mégalomanies et vos égoïsmes ravageurs

Si le groupe Walfadjri, avec tout ce qu’on lui doit dans le passé comme action de vulgarisation de la Démocratie, n’est plus en mesure de faire face à ses obligations devant ses créanciers, le patriotisme dont il se revendique et auquel il ne cesse de faire référence, devrait logiquement le détourner d’entrainer dans sa faillite la chute d'un pays durement éprouvé par la crise multidimensionnelle qui, sans distinguer, s’étend à l’ensemble d'un monde, désormais, économiquement globalisé.

Nous sommes désolés pour Sidy et pour tous les opérateurs économiques terrassés par la crise mais nous ne sommes pas prêts à mourir pour vous ni pour personne d’autres d’ailleurs : hommes politiques soient-ils ou hommes d’affaires !

A vous les fossoyeurs de la Démocratie : Coulibaly, Idy, Macky, Bathiely, Barthelemy et aujourd’hui Sidy sachez que l’érection de la mauvaise foi en sacerdoce politique ne prospérera pas et ne peut être, à l'avance, qu’une stratégie perdante !

Qu’on se le tienne pour dit : le peuple veille et il n’oublie jamais !
Ce que nous avons fait par les urnes en toute maturité, nous entendons le défaire par les urnes de la même façon si telle est la volonté du Peuple c’est ainsi que nous avons toujours procédé en respectant nos lois et nos coutumes républicaines mais surtout en veillant, tel un bon père de famille, sur le maigre patrimoine de notre précieux et si bien aimé Sénégal : c’est cela notre préférence et notre choix délibéré.

Gare à qui voudra nous priver de cette paix et de cette tranquilité sociales.

2 mars 2011

RATIONALISATION DE L'IMPERIALISME OU REVOLUTIONS DEGENERATIVES

En un temps où le monde arabe chancelle sur ses fondements et qu’au milieu du chaos de nouvelles revendications politiques se forment, surgit avec acuité, la problématique de leurs pertinences. La déferlante révolutionnaire inquiète plus d’un dans la mesure où l’inconnu, le plausible et le probable sont exposé sur le même piédestal ! D’où la légitimité de nous interroger : Sommes-nous en présence d’une exploitation impérialiste de la naïveté et de la spontanéité des jeunesses arabes ? C’est en tout cas la crainte exprimée par des pays comme la Chine, l’Inde, l’Iran, le Brésil et qui ont senti la nécessité de faire évoluer la notion d’ordre public (fiction juridique de nature utilitaire destinée à garantir la stabilité et la tranquillité publiques). Par conséquence ces pays ont été amené à prendre des mesures de rationnement de l’Internet afin d’éviter toute œuvre de subversion de leurs jeunesses majoritairement sous éduquées. La régulation de l’internet possède la vertu de soustraire cet ordre public virtuel du no man’s land de la légalité en le soumettant au contrôle régalien de l’Etat comme cela se fait depuis toujours en Occident. Des brigades composées d’élites spécialisées sont formées pour sévir sur la Toile afin d’empêcher, par exemple, l’action inconsciente de pseudo révolutionnaires non éveillés ou pas tellement au fait de la confrontation des intérêts géostratégiques, financiers, économiques et politiques des Etats.

C’est la nature puérile de la composante humaine de ces révolutions qui nous laissent perplexes et rendent plausibles cette vision des choses!

On pourrait tout aussi nous poser la question de savoir si nous n’étions pas, simplement, les témoins privilégiés d’un monde qui titube et qui tombe, précipité par la témérité légendaire de l’élément central qui, dans toute culture et dans toute civilisation, se positionne comme le vecteur par excellence de l’« espoir » de tous : je veux nommer la « Jeunesse »
Bien que le terrain politique s’y prêtait amplement déjà à cause du caractère plus qu’aliénant des dogmes politiques de ces régimes dictatoriaux, il faut, quand même, bien admettre que livrés à eux-seuls, l’exploit et le gigantisme de l’œuvre accomplis par les jeunesses arabes en une parenthèse temporelle aussi brève n’auraient pas été possible. Il a bien fallu, non sans peine bien souvent, requérir l’aide d’un substratum capable de recueillir les idéaux révolutionnaires, grâce à des mécanismes synthétiques de mise en commun des analyses et des expériences personnelles et bénéficiant d’une vitesse de propagations vertigineuse dont seuls sont capables de l’assurer ces nouveaux procédés médiatiques dans un continuum spatio-temporel sans bornes. La jeunesse arabe ne s’y est pas trompée. Elle a très vite compris ce que pouvaient représenter, pour la défense de sa cause, ces nouveaux réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter et autres. Ce qui prouve que cette jeunesse, bien que privée de liberté, n’était pas pour autant dépourvue ni de volonté, ni d’initiative ni même d’inspiration! Bien au contraire, très entreprenante, elle n’a pas hésité une seule fois à saisir cette « offre » au vol pour se débarrasser de la classe politique fossilisée en responsabilité depuis la genèse de l’Etat moderne sur ces territoires. Dans ces contrées, réputées pour l’aridité et le désert de leurs espaces publics, l’hostilité à l’expression ou à l’émergence de toute liberté ou idée politiques nouvelles était la coutume locale la plus partagée.

Il est par conséquent compréhensible que ces jeunes révolutionnaires aient décidé de s’accrocher à ces « nouveaux outils » à la manière d’un naufragé perdu en haute mer s’agrippant à une bouée de sauvetage comme seul espoir de survie. Ce fut une aubaine insoupçonnée de disposer et d’accéder à ces nouveaux procédés techniques dont les propriétés essentielles sont de multiplier le temps de manière illimitée en offrant des services, des méthodes d’organisations et de communications innovants qui, en plus de faire l’impasse sur le temps et l’espace comme nous l’avons dit, offrent des espaces de liberté, de collaborations, de coordination, de coopérations efficaces et sécurisées. Une jeunesse si longuement sevrée de liberté ne pouvait mieux espérer : Li ‘d’u murr, mburaké la !

Mais que savons-nous de ces réseaux ? Qu’en est-il de la moralité de leurs initiateurs ? Poser cette question c’est aborder le problème du « probable » !
Sans rentrer dans des détails superflus je dirais simplement que des sites comme Facebook sont estimés à plus de 15 milliards de Dollars cela vous donne déjà un aperçu de ce que sont capables drainer ces nouvelles formes de banques de données statistiques comme informations de toutes natures vue la configuration de leurs plateformes ou pages avec des applications en matières de géolocalisation, de planning, de fichage individuel, de données biométriques, de traçabilité financière ou socialisante etc.

D’autre part nous savons par exemple que Facebook à été montré du doigt dans plusieurs cas de licenciements abusifs de travailleurs, de condamnations d’usagers pour avoir exprimés leurs opinions imprudemment sur ce réseau.
On ne peut donc préjuger de rien surtout pas en bien !

N’excluons pas la possibilité d’une récupération de ces réseaux par des
organes comme la CIA ou le Pentagone américain ou toute autre organisation, tout autre organisme ou service intéressé et disposé à payer le prix
.

Voilà l’inquiétude légitime de tous les observateurs politiques quand à la part d'inconnu d'aléas attachés à la prise de risque attachés à ces affiliations.

Nous savons que du temps des parents de ces jeunes révoltés arabes, les impérialistes occidentaux, pour assurer l’atteinte de leurs objectifs et conduire leurs intérêts à bon port c’est à dire perpétuer la domination politique des pays qu’ils ciblaient, devaient fournir à la fois «la voiture et le chauffeur » avec bien souvent le risque d’essuyer des pertes assez importantes en matériels et en vies humaines. Désormais avec « la rationalisation de l’impérialisme », qui passe par le recours à ces nouveaux réseaux de socialisations, l’Occident parvient au même résultat en faisant des économies en matériels et en vies humaines. Reconnaissons que c’est quand même assez prodigieux !

Le téléguidage occidental n’est pas encore révolu ce sont ses méthodes qui se sont modernisées en se perfectionnant et en se rationalisant.

Si ces suppositions étaient confirmées cela signifierait malheureusement que nous ne sommes toujours pas sortis de l’auberge impérialiste ! Dans ce cas les révolutions arabes ne seront qu’une action dégénérative des organismes étatiques qui ont plus ou moins peinés à se mettre en place dans des pays comme la Tunisie ou l’Egypte où un effort soutenu de développement dans tous les secteurs a été mené. Tous ces efforts anéantis en pures pertes!