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22 décembre 2010

PDS, VERSION GENESE: COMMENT IMBRIQUER LA PETITE IDEE DANS LA GRANDE!

Au commencent était le logo, pardon, le sigle. Et le sigle était PDS.
Soufflant tantôt le chaud tantôt le froid et bien souvent les deux à la fois tant et si bien qu’en 2000, date de l’apocalypse socialiste, le PDS finit par étendre sa mainmise sur la planète Sénégal de façon quasiment révolutionnaire. C’était la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau.
Durant toute la période d’incubation de cette conquête, le maître d’œuvre Laye le Wahide, Premier moteur de ce cosmos créa, avec l’assistance de son principal collaborateur et homme de confiance l’Ange Iblissa , une galaxie qui avait illuminé la planète Sénégal durant 27 bonnes saisons
Un beau matin, alors que chacun voguait plus ou moins tranquillement au dessus de son ministère érigé sur les nouvelles terres conquises, Laye le Wahide convoqua tous ses collaborateurs pour présenter sa nouvelle œuvre et il leur instruisit à cet effet le verset « laqad karam na béni Adam ». Adam devint, ainsi, un être béni donc disons le en langue arabe : un être Karim le béni. Cet être de lumière issu, suite à d’infinies élucubrations politico-médiatiques, de la mystérieuse planète de la finance mondiale pour édicter à ce brave peuple sénégalais les consignes à suivre afin de se mettre en route vers le sommet et l’émergence.
Tous se prosternèrent devant une telle prouesse et face à l’évidence de tant de merveilles et de qualités dont était si parfaitement pétrie le désormais seul vicaire du Maître dans l’univers PDS. Tous, sauf Iblissa le maudit qui refusa et se radicalisa. Il fut aussitôt compté du nombre des Perdants Révoltés. (Parti Rewmi)
Surpris par cette attitude arrogante et dissidente affichée par son bien aimé et précieux collaborateur mais tout de même décidé à persévérer dans son choix Laye le Wahide, après moult conciliabules, coaching et briefings avec Karim le béni, décida de le confronter avec le meneur de la fronde Iblissa le maudit. C’est alors que Karim le béni, bigrement requinqué, fit étalage de ses qualités de chef et son leadership sur des pans entiers de l’appareil gouvernemental par le truchement de sa redoutable rampe de lancement : la GC (Grain de Cerveau). Nullement convaincu, Iblissa le maudit se raidit en dénonçant le complot éhonté et le parti pris flagrant dont il faisait les frais. S’insurgeant à outrance il ne manqua pas de rappeler à Laye le Wahide sa fidélité ancienne, indéfectible et toujours revigorée. Il insista sur son incompréhension et opposition quand au choix de Karim le béni et pronostiqua que ce dernier ne pourra être que nuisible à l’homogénéité de l’astre PDS et qu’il voyait venir de loin la souffrance de victimes innocentes que causerait les agissements destructeurs de ce vicaire imposé.

Déçu et offensé mais toujours dans le souci d’équité Laye le Wahide accepta le défi d'Iblissa le maudit : Il fut donc décidé que ce dernier ne sera pas chassé du paradis PDS en reconnaissance de sa fidèle collaboration passée mais qu’il sera déchargé de toutes ses fonctions. En contrepartie, il lui sera admis la possibilité de mener toute action de débauchage et de sabotage en vue de détourner le maximum de militants. Il fut également décidé que tous ceux qui le suivront dans sa voie subiront le même sort que lui conformément à la terrible sentence édictée par le premier moteur Laye le Wahide à savoir : ceux, parmi les militants qui me resteront fidèles, résisteront victorieusement à ton emprise. Les autres seront marqués au fer rouge signe de bannissement et de mise en quarantaine jusqu’à l’expiation des outrages faites au Maitre et la rémission de leurs péchés ou crimes de lèse-majesté.

Ce qui fit convenu advenu. Désormais Iblissa le maudit devenu ennemi juré et irréductible pourra, en totale liberté, user de tous les moyens, de tous les artifices, de toutes les perfidies, de tous les subterfuges et sournoiseries pour entraver la marche inexorable de Karim le béni sous la conduite et l’éclairage du Grain de Cerveau vers l’échéance fatidique de 2012, jour ultime du jugement décisif.

Cette version genèse de l’historique du PDS est certes une vulgaire parodie de la réalité politique au sein du parti majoritaire au Sénégal mais elle nous édifie, au moins, sur deux choses essentielles : l’intemporalité immuable de la Vérité éternelle et la contingence subjective de son éphémère mise en œuvre. Elle nous apprend que l’impact des vérités mineures sur de petites échelles de temps ne sera jamais que le reflet, même déformé, de la Vérité sur la grande Echelle du Temps. C’est évidemment ce qui nous permet de ne point succomber à la beauté et aux charmes utopiques des vérités éphémères contenues dans la révolte d’Ibliss le maudit. Car pour légitime qu’elle soit, cette révolte qui met certes en exergue l’exaltation de la liberté politique et du droit à la différence ainsi qu’à l’exigence, à l’aspiration viscérales du droit à formuler une ambition personnelle dont aspire tout être doté de raison, ne sera jamais productive à l’intérieur d’une sphère cosmique dont les ressorts essentiels obéissent à d’autres logiques tenus hors de portée de l’entendement égoïste et limité des acteurs qui s’y meuvent sous une surveillance transcendante et infaillible. Liberté surveillée, disons-nous, vérité inaccessible !

C’est cette incapacité à accéder à la Vérité avec un grand V qui explique l’absurdité de bien des comportements humains, individuels soient-ils ou collectifs qui paradent aux confins et aux antipodes de toute logique démocratique mais que par un phénomène de suivisme transcendant les individus et les sociétés humaines y adhèrent sans faux enthousiasme. Et ce n’est très probablement pas les partisans de Marine le Pen (dernière actualité en date) qui me démentiront, eux qui sont en passe de la faire se succéder à son père à la tête du parti le plus détestable de France. Pays qui, par excellence, symbolise aux yeux du monde le républicanisme démocratique le plus achevé ainsi que la patrie du droits-de-l’hommisme le plus exacerbé. Décidément c’est dans l’air du temps : la mondialisation ne concerne pas que l’économie ! Et Senghor n’est pas seulement que le père de la négritude il est aussi l’initiateur du « Dauphinisme démocratique » qui, de nos jours, semble avoir le vent en poupe, se manifestant sous de multiples variantes, au sein de nombreux peuples et groupes humains contemporains !

La dévolution du pouvoir par le fait du Prince (que j’appellerais la désignation) entre, plus ou moins cahotiquement, dans nos mœurs républicaines. Elle s’installe de plus en plus confortablement et durablement au sein de nos sociétés postmodernes !
La liste des pays qui l’ont pratiquée ou en passe de la pratiquer, ne cesse de s’allonger et ne se limite plus aux démocraties sous émancipées. Elle frappe désormais les pays à plus longue tradition démocratique. C’est un constat objectif facilement vérifiable malgré le fait qu’elle n’emporte pas ipso-facto notre adhésion ou ne corrobore nos convictions personnelles.

Oh, « article 35 » qui pouvait te prédire une si grande longévité et une si abondante progéniture ?

7 décembre 2010

IVOIRIONS UN PEU : Recalés,Soudés, Recollés !

Je ne comprends pas que la communauté internationale soit si choquée et si surprise par la tournure prise par les événements politiques en république de Cote d’Ivoire.Qu’ya t’il de nouveau sous le soleil ivoirien ? A dire vrai que nous révèle cette élection présidentielle, de neuf, par rapport à la situation qui prévalait dans ce beau pays depuis prés d’une dizaine d’années ?

Tout le monde est au courant que ce pays est coupé en deux depuis belle lurette selon le double critère de l’ethnie et de la religion.
Tout le monde sait que le Nord et le Sud possédaient chacun son armée, son territoire et la commune volonté de ne plus vivre en communauté avec l’autre. Il ne manquait à l’appel, pour compléter la trilogie constitutive d’un Etat moderne, qu’un pouvoir politique démocratiquement élu pour exécuter la volonté populaire exprimée de part et d’autre.

C’est désormais chose faite grâce à l'expression du suffrage populaire: chacun à voté pour son camp et chacun est sûr d’avoir fait le plein de voix en faveur de son candidat. D’où le sentiment partagé, sincère de revendiquer la légitimité de la victoire dans chaque camp. Il est donc évident que le Sud ne veut pas être gouverné par un homme du Nord et vice versa. Tous les observateurs ont pu au moins constater cette vérité absurde. La Cote d’Ivoire se belgicise par le meilleur (élection libre et démocratique) et par le pire (élection onéreuse pour confirmer la coupure du pays en deux)Les élections du dimanche dernier ne sont pas l’œuvre d’un Etat Ivoirien unitaire et souverain. Mais elles procèdent de la volonté de la communauté internationale, des nations unies plus précisément par le truchement d’une commission électorale paritaire composée de partisans de deux derniers protagonistes restés en lice après le premier tour des élections. Leçons à tirer de ce fait : ne jamais accepter l’argent des autres pour se choisir un chef. L’intérêt national étant souvent divergent de l’intérêt des bailleurs étrangers fut-il l’ONU !
Chacun ayant gagné dans « sa région » pourquoi alors un candidat devrait-il accepter que l’autre soit le chef du «tout » du seul fait que « sa région » est démographiquement moins importante que celle de son adversaire?
Voilà le problème.
Comment pourrait-on le résoudre sans effusion de sang et sans que la paix et la légitimité ne soient troublées d’aucune manière?

La solution est relativement simple puisque chacun a déjà formé « son gouvernement régional » il s’agit maintenant de passer à l’étape « fédérale » mais cette fois ci sans l’aide de la communauté internationale comme ce fut le cas naguère avec le chef de guerre Guillaume Soro.

Rigolons un peu, chers lecteurs, les Ivoiriens, nos bons voisins, n’y verront rien de malveillant : ils ont visiblement tellement "décalés" avec "l’ivoirité" qu’ils finirent par être "coupés" en deux. Le résultat à terme est qu’ils ont été, aujourd’hui, recalés à l’examen de passage à la Démocratie. Vivons l’expérience de la fédération qui semble devenue la seule voie raisonnable vers une sortie de crise où chacun aura la vie et la face sauves. Mais surtout pour que nous soyons assurés qu’avant l’été prochain nous puissions danser sur le rythme du prochain « tube » de l’année : le soudés, recollés !