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4 mars 2009

NICOLAS SARKOZY SERAIT-IL AFRICAIN ?

La bizarrerie frappante de cette question ne devrait pas occulter pour autant sa dimension philosophique en la reléguant au stade de l’absurde ou de l’insensé. Pour ceux qui, comme moi, ont l’œil alerte et l’oreille attentive, elle revêt un intérêt inestimable d’une valeur universelle ; aussi bien du point de vue de la socio psychologie des peuples que de la psychologie des individus. Elle a germé dans mon esprit naturellement au fur et à mesure d’une observation méticuleuse et constante du nouveau président français et de sa manière très particulière de procéder.

Il y’a dans la manière d’agir de cet homme quelque chose qui n’est pas si étranger à celle d’un bon chef de village africain ! Il y’a toutes ces choses qui me semblent si proches, si connues de moi, et de ma culture d’africain. Citons, en ordre dispersé, ces quelques éléments : La prompte inclination du chef de l’Etat français à invoquer les ancêtres, sa quête constante de la caution infaillible et apaisante, l’abreuvement sans cesse aux sources exaltantes et régénératrices de l’histoire de la France, son penchant obstiné de sacrifier au rituel des ancêtres par l’appel aux forces ascendantes disséminées ça et là dans la conscience collective mais aussi à travers le patrimoine national ainsi que des personnages historiques. Admirez cet air subtile de toujours agir sous l’inspiration et la bénédiction de cet ÊTRE sublime qui nous transcende et dont nous partageons et chérissons tous sa vocation pérenne de même que l’universalisme de ses valeurs: La France éternelle à travers ses grands monuments et figures historiques. Le crépitement litanique des noms glorieux qui marquèrent le rythme saccadé de la respiration de la nation française, le pèlerinage et le recueillement, dans la piété et la dévotion, aux les lieux saints de la république

En réalité la grande prouesse politique de Sarkozy c’est d’avoir réussi à se faire admettre subrepticement comme étant le désigné, l’élu des ancêtres, c’est de s’être autoproclamé leur héritier légitime, c’est d’être allé constamment se blottir sous leurs ailes réconfortantes et protectrices. Mais c’est surtout d’avoir fait fi de ce qui a toujours été le schéma idéologique de la politique française. Le découpage idéologique qui prévalait jusqu’à récemment a été complètement foulé du pied par le chef de l’UMP. Sarkozy a affiché tout le long de son parcours vers la magistrature suprême française, un mépris dénué de tous scrupules par rapport à cette bipolarisation devenue, grâce à une sorte de consensualisme de mauvais aloi, très contraignante pour tous.

Pour faire de la politique en France il fallait choisir son camp et ce choix vous était opposable toute votre vie. Chaque camp avait ses héros, sa lecture propre de l’histoire, ses projets et projections dans l’avenir. Tout était clair et bien défini. Il fallait juste accepter le full package sans possibilités de le discuter ou d’en renier ne serait ce qu’une partie.

Cette adhésion forcée, une fois le camp choisi, commandait que l’on ne puisse s’intéresser, autrement que par la critique négative, aux héros du camp adverse. Toute autre approche était qualifiée de trahison très mal appréciée et surtout durement réprouvée par les confrères. Il fallait donc rester dans le cocon idéologique bercé par la chaleur des chants réconfortants de la tanière, assuré du soutien vindicatif de la meute. C’est ce grégarisme politique qui prévalait jusqu’à l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy.

La grande dissidence de Sarkozy c’est d’avoir rompu, sans autres formes de procès, à tout ce carcan idéologique et surtout d’avoir mis un terme aux traditionnelles batailles rangées auxquelles donnaient lieu les joutes électorales de tous ordres dans le pays. Désormais chacun peut se réclamer de qui lui chante sans préjudice du clan auquel il appartient. C’est la grande mutation de la configuration du paysage politique français impulsée par l’actuel chef de l’Etat. Des incantations à la gloire de Blum, Jaurès côtoient des odes adressées au Général de Gaule, Mitterrand ou Pompidou.

La vision Bleu Blanc Rouge chère à l’historien de la Nation française Max Gallo est portée en triomphe. On lui voue un culte aussi fanatique qu’inespéré. Rien ne se conçoit plus en dehors de la Marseillaise et des personnages sagement disposés au musée du panthéon. Il n’y a plus de France Gaullienne ou Mitterrandienne. Il n’y a que la France tout court. Celle de toutes les Républiques et la République de tous les Français. L’Histoire est désormais gérée en indivision par tous les fils et filles de la France. Elle sera une référence, un point commun à tous les Français. De la première à la cinquième République toutes gloires et/ou déboires confondus appartiendront désormais au PATRIMOINE commun de tous les Français.
La France, au besoin, sera socialiste sur les toutes les questions auxquelles une telle vision idéologique serait plus apte, plus adéquate, plus à même d’y apporter des solutions. Elle sera libérale sur toutes les autres questions qui requerront un traitement idéologique de cet ordre. La finalité des finalités n’est elle pas l’intérêt de la France et le bien-être des français ? C’est ici que toute la subtilité de la démarche de Sarkozy devient saisissante, frappante par sa capacité de convaincre. Pour le président le rapport des hommes politiques à la France est commandé par une "obligation de résultat" alors que par rapport aux idéologies ils ont une "obligation de moyen".

La France doit rester dans le peloton de tête des nations développées et toutes les voies et tous les moyens permettant de réaliser cette exigence deviennent ipso facto des arguments légitimes susceptibles d’être utilisés par Le POUVOIR Français.

Les guerres idéologiques sont du domaine du passé, la Mondialisation a eu raison d’elles. Il faut se tourner désormais vers le défi de la prospérité intégrée des nations rendu inévitable par la villagisation croissante de la planète. Or dans un village un vieillard qui meurt, disait-on en Afrique, c’est une bibliothèque qui brûle mais cela n’était valable que du temps oû Internet n’y était pas connue et pas davantage l’Ecriture.

Voila pourquoi un vieillard de ce Village, arraché à notre affection il n’y a guère longtemps, sans qu’aucune flamme ou fumée ne s’éleva au ciel, a pu nous préparer à l’avènement de cette civilisation de l’universel oû chacun apprend de l’autre le meilleur de ce qu’il possède et oû tous travaillent pour l’élévation du genre humain. C’est aussi ce qui justifie mon interrogation, et dissipe aussi mes doutes à propos de la personnalité de Nicolas Sarkozy. Le nouveau président français n’est évidemment pas un africain, mais un grand un citoyen de l’universel, ce qui n’est pas rien, au sens oû on l’entendait dans la prophétie de Senghor. Repos à son âme de grand précurseur du village planétaire et de la citoyenneté universelle.

Bruxelles, 27/05/07

Baker070703@yahoo.fr

3 mars 2009

INTRODUCTION A LA CCR (Conférence consultative régionale)
Diaspora union Africaine


LA TACHE

Mesdames et Messieurs, honorables participants :

L’intensité des attaches affectives et effectives qui nous lient à l’Afrique, en tant qu’individus africains vivant en dehors du territoire de l’Afrique, nous donne le droit mais nous impose, aussi, la charge de vivre cette hybridité culturelle de façon pleine et entière.
C’est donc dire que l’initiative de la Conférence Consultative Régionale, organisée sous l’impulsion de l’Union Africaine, nous interpelle au plus haut point; dans la mesure où elle nous met devant nos responsabilités d’homme africain, moderne, biculturel voire multiculturel.
Il s’y ajoute que l’inexorable tyrannie des temps modernes nous dicte à chaque fois son implacable loi à savoir : point de salut dans l’action en dehors de l’unité.

Si nous voulons apporter notre pierre à l’édification d’une Afrique unifiée, politiquement viable, économiquement solvable, fière et respectueuse de sa Diaspora, nous devrons nous inscrire dans le sens de la construction de l’unité africaine, non pas en s’agglutinant marginalement (à l’image d’une excroissance), sur le dos de l’Afrique mais plutôt en venant s’y greffer telle une opération du coeur réussie c'est-à-dire réciproquement bénéfique pour ces deux entités complémentaires.
Pour ce faire, il suffit, entre autres, de refuser les fatalismes de tous genres et d’affirmer de vive voix notre refus d abdiquer devant les agressions psychologiques et physiques de tous genres qui nous assaillent régulièrement.
S’il est vrai que le tableau souvent brossé, par les africains eux-mêmes souvent, n’est pas toujours radieux, cela ne devrait pas constituer une raison suffisante pour se cantonner au stade de la dénonciation, de la critique stérile, du désintérêt ou même de la démission tout court. Car je ne pense pas que c’est de cette manière que nous infléchirons la voie de notre futur vers ceux de nos idéaux.
La pertinence impose que nous prenions action afin de changer par nous-mêmes les choses qui ne nous plaisent pas ou que nous trouvons scandaleuses.

Dans cette perspective, chacun d’entre nous aura à un rôle actif à jouer; car vous n’ignorez sans doute pas, que les errements de la démocratie passent aussi par la démission des citoyens.

• Exerçons, donc, nos responsabilités

• Prenons les choses à bras le corps

• Faisons nous entendre

• Proposons

• Agissons

• Soyons fières et libres d’affirmer notre spécificité africaine par une solidarité active entre membres de la Diaspora et envers aussi nos frères vivant sur le continent.

Cet objectif de Solidarité ne peut être atteint, si l’on ne dispose pas d’un outil performant, d’un appareil fonctionnel.
Le mouvement international panafricain dénommé AFRIC’ATTACHES est né de cette quête de mécanismes affectif et effectif de solidarité entre africains de tous horizons.


L’ATTACHE

La mise au point de cette structure de participation peut permettre à l’Union Africaine ainsi que sa Diaspora, de disposer d’un instrument privilégié d’action dont les effets sont susceptibles d’être répercuté jusque dans les endroits les plus reculés du continent.

Cet outil pourrait aider à réaliser, ou à satisfaire l’ensemble des demandes adressées à l’Union Africaine ou à la Conférence Consultative Régionale.
Son mécanisme de fonctionnement permet de prendre part à travers ses diverses composantes, aux activités de l’UA ou à celles qu’elle considère comme importantes.

Nous avons esquissé, dans le préambule, un schéma et une vision conformes aux textes et lois de l’UA à ses objectifs et qui sont destinés à être appliqués progressivement.

La diaspora, pour avoir une existence réelle et efficace, doit se doter de structures de coordination et de synthèses capables de lui permettre d’avoir une vision plus juste et plus claire des besoins de ses populations.

D’autre part ces structures devraient contribuer à permettre et à consolider l’intégration des activités opérationnelles de la Diaspora et celles de l’agenda de l’UA. Elles devraient aussi renforcer l’approche interdisciplinaire qui s’impose de plus en plus dans tous ses champs d’activités.
Pour réaliser son objectif de participation effective au développement de l’Afrique, LE MOUVEMENT INTERNATIONAL PANAFRICAIN AFRIC’ATTACHES prévoit trois (3) échelons de décentralisations :

1. Les Bureaux Nationaux,

2. Le Conseil Régional,

3. Le Comité Exécutif International

Les tâches qui leurs sont confiées sont très étendues. Elles concernent d’une part la coopération avec les Etats membres pour les questions de caractères national ou régional. Et, d’autre part, la coordination de l’ensemble des activités de la structure dans la région.

L’objectif à atteindre devra être de disposer progressivement dans chacune des six (6) régions de l’UA d’un réseau véritablement intégré.
Les structures de l’organisation que je viens de vous brosser expéditivement, demande que l’Afrique accepte des ruptures fondamentales avec des systèmes d’interdépendances archaïques, dissymétriques, générateur de principales inégalités qui sont à la base des disparités d’aujourd’hui.
Elle doit réorganiser les rapports d’échanges, les flux d’informations et les formes de concertations en fonction d’une nécessité première : celle de permettre à chaque région de frayer sa propre voie de développement dans le respect de celles de toutes les autres c'est-à-dire de s’enrichir mutuellement.

Nous sommes, vous le voyez sans doute, à un carrefour d’interrogation sur notre avenir. Mais de par notre attitude proactive et responsable, nous parviendront sûrement la solution et la capacité de transformer cette inquiétude en une sensation créatrice.

A quel type d’union aspirons nous ? Et pour quels types d’africains ?
Pour notre part, la vision que nous tentons à partager avec vous, honorables participants, reflète le plus fidèlement celles inscrites dans les différents textes fondateurs de l’Union Africaine


VIVE L’UNION AFRICAINE
M’backé N’diaye
baker070703@yahoo.fr
Rue woeringen, 08
Bruxelles 1000