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19 août 2008

LE TEMPS, LES GOUVERNANTS ET NOUS (Par M'BACKE N'DIAYE Bruxelles)

Quand le "si bon dos" du Temps se décharge sur les Gouvernants!

Au nom d’Allah
Le Tout Miséricordieux,
Le très Miséricordieux
Par le Temps!
L’Homme est certes, en perdition
Sauf ceux qui croient
Et accomplissent les bonnes œuvres
S’enjoignent mutuellement la Vérité
Et s’enjoignent mutuellement l’Endurance
AL ‘ASR
Sourate 103 du Saint Coran



Sales temps pour les gouvernants!
Aussi bizarre et aussi surprenant que cela puisse paraître, il est bien révolu le temps ou Le Temps avec son dos large et généreux acceptait d’y supporter courageusement, sans ployer et sans geindre, les innombrables aléas et incommodités de la vie dont les hommes étaient bien souvent les tragiques auteurs sinon les frêles victimes.
Il est bien fini ce temps ou on disait avec abnégation et panache qu’il était de bonne conduite de laisser du temps au Temps!
-Bay’il loola cia loola, ndax yag baw’ul dara!
Il est bien mort le temps ou on était, tous, convaincu et charmé par la force de nos actes ainsi que "le pouvoir de nos rêves" pour venir à bout de nos adversités nombreuses et variées; Il n’est plus, hélas, le temps ou il nous était permis de rêver en croyant ferme à notre bonne étoile : dundu gu dièx’ul té boroom di ndaw luné xajj na cia, avait-on "coutume" de dire!
Aujourd’hui, alors que « les temps » n’ont jamais étés aussi cléments et les hommes aussi enclins à la manie dépensière, l’on se surprend à sous estimer l’effet bienfaisant du temps qui passe :
Grands moyens étatiques, gros investissements améliorant ou augmentant le patrimoine de l’Etat (infrastructures routières et de communication), des choix budgétaires volontaristes destinés à "booster" les capacités de certaines catégories sociales plus ou moins vulnérables ou des tranches de la population judicieusement ciblées, prise en charge de la petite enfance, floraison de lycées et collèges, multiplication des réseaux de formations professionnels et universitaires ; ouverture médiatique sans précédent, liberté de presse et d’association renforcées, liberté de se déplacer ou de s’établir partout dans toute l’Afrique (construction de l’union africaine) etc.
Ce constat objectif est facilement observable : voila pourquoi il est unanime ; Et tous ceux avec qui il m’a été donné d’échanger, à ce propos, (hôtes du pays ou compatriotes rencontré ça et la au cours de mes fréquentes pérégrinations), ont pour la plupart confirmé le "bond qualitatif formidable" que l’économie sénégalaise a réalisé en un si petit laps de temps.

La situation est telle qu’un observateur étranger, qui revient au Sénégal après une courte absence d’environ une dizaine d’années, est vite subjugué, frappé par l’ampleur et la profondeur des transformations structurelles, infrastructurelles et sociales en cours ou déjà réalisé sur toute l’étendu du territoire national !
Mais, par un contraste d’une aberrance choquante, le plus saillant de ces changements notoires s’observe dans le comportement même du citoyen sénégalais : l’homo-sénégalensis aurait, nous dit-on radicalement changé. Il serait devenu parait-il un « enfant pleurard » qui se complait dans des sanglots langoureux et mélancoliques tel un garnement dont les parents auraient omis de bien lui faire comprendre qui ils étaient et ce dont ils étaient capables mais surtout jusqu’où ils ne pouvaient pas aller plus loin pour satisfaire ses vilains caprices. Et, lui, victime de son ignorance réclame, se réclame et revendique sans arrêt tout et rien sans jamais se donner la "peine" de comprendre ni jamais s’octroyer le "temps" de bien apprécier ce qu’on lui offrait si … gracieusement.
Ce portrait panoramique contrasté est par conséquent bien palpable. Et je vais, pour le démontrer, utiliser l’argument favori des détracteurs du régime Libéral : le boom immobilier quasi général au Sénégal.
Que n’a-t on pas dit sur la surenchère immobilière, sur la spéculation et la boulimie foncière ?
Alors que, partout ailleurs, tout le monde sait et répète à qui veut bien l’entendre que quand l’immobilier va, tout va !
Dans notre pays cette bonne santé économique est jugée de manière très péjorative et commentée de façon très dépréciative par l’opposition. Celle justement qui s’était volontairement exclue du champ politique et qui, à présent par effraction, tente coûte que coûte d’y revenir quitte à emprunter des voies mesquines et détournées ; dans le secret espoir de susciter le chaos. (Pourquoi faire un « front » si l’on a décidé librement de ne pas se soumettre à la sanction populaire ?)
A quoi d’autre correspond la tenue de ces "assises" pompeusement et frauduleusement qualifiées de "nationales" sinon à un aveu d’impuissance et surtout à l’échec d’une stratégie « très mal pensée » par des « pseudos » leaders politiques rattrapés par leurs "grosse bêtise" qui les pousse à la quête de subterfuges politiques pour résorber le déficit de popularité qui les frappe et leur besoin vital de reconnaissance.
Rapprochons-nous, un plus, de cette polémique et saisissons-nous, sans passion, de cette question pour expliquer pourquoi selon-nous (nous conformant à l’esprit, aux lois et à la tradition de notre jeune Etat), l’usage du terme "national" dans le cadre de ces assises, initiées par le Front Siggil Sénégaal, nous parait contraire, à la fois, à la légalité républicaine et à toute justice démocratique : Dans notre pays voire même au-delà des frontières de notre entité juridique mère : Celle à partir de laquelle procèdent la validité de toutes les autres!)
Suivant la terminologie et l’esprit du Droit Public précisément dans son aspect constitutionnel, l’usage du terme "national" dans ce cas précis est une usurpation de "bien" public. Un "bien" qui appartient au patrimoine immatériel de l’Etat car il s’agit d’une utilisation frauduleuse et abusive d’un "bien" immatériel appartenant au domaine public de l’Etat. Par conséquent son utilisation doit forcément obéir soit à la volonté du gouvernement démocratiquement élu soit devrait correspondre à une "coutume" bien établie dans la pratique habituelle du pouvoir. Il ne s’agit ici ni de l’une ni de l’autre !
Il ne viendrait à l’esprit d’aucune fédération "nationale" de football, par exemple, de tolérer ne serait-ce que provisoirement la coexistence d’une autre structure qui se revêtirait de la même étoffe ou de la même étiquette "nationale" et qui parlerait pour le compte de ses affiliés ou encore agirait aux noms de ses membres en brandissant l’alibi de l’intérêt général ; arguant fallacieusement que son action serait profitable à tous.
En France le Parti Socialiste, grand perdant d’affilée de ces trois dernières élections présidentielles, est bien en train de se remanier en profondeur, d’organiser ses états généraux en toute responsabilité et de concert avec toutes les forces vives de la même sensibilité et même au delà avec toutes celles qui estiment de leur devoir de se joindre à ce grand remue-ménage salutaire pour tous (intérêt général ?) Sans pour autant éprouver le besoin d’usurper le terme "national" alors que Mme Royale avait obtenu plus 40 % des intentions de vote lors de la dernière consultation électorale phare du pays. Cela n’a pas empêché, dans ce pays, qu’on dise bien « les Etats généraux du Parti socialiste » et non point " Assises Nationales".
Les intellectuels, femmes et hommes politiques de ce grand pays de Droit se sont toujours distingués par leur sens du « raisonnable » mais surtout par le culte du « devoir bien accompli » avec une détermination sans pareille dans le combat et le brassage des idées : ils n’ont jamais appelés, de ce fait, à un soulèvement populaire ni refusé de féliciter le vainqueur en reconnaissant explicitement leur défaite, même après une série d’échecs cuisants lors des trois dernières "Présidentielles": c’est la différence entre la sincérité d’un engagement politique au compte du peuple et l’hypocrisie d’une politique d’ambition égoïste sur le compte du peuple
L’intérêt général, comme vous le savez, ne peut être équitablement et profitablement servi que par une institution légalement constituée soit l’Etat directement ou par l’intermédiaire d’un de ses démembrements ou encore, dans un "cadre légal" précis, par un organisme privé ayant reçu mandat de la part de l’Etat pour agir à cet effet.
Partout en Afrique et dans le monde où des assises ou une conférence "nationales" ont été organisées, elles procédèrent d’abord de la volonté étatique s’il était toujours en mesure de fonctionner dans le cas contraire une assemblée populaire constituante est désignée pour mener à bon port les consultations "nationales". Au Sénégal, c’est l’évidence, aucune de ces conditions n’est réunie. L’usage du mot "national" dans un conclave réunissant "l’opposition boycotteuse" et une partie de "la société civile" est illégale, illégitime et contraire à l’exercice coutumier du pouvoir dans notre pays et même au-delà de nos frontières. Seulement voilà, au Sénégal le ridicule ne tue plus!
Les "Damnés" de la politique sénégalaises, regroupés au sein du "Front Siggil Sénégaal", tentent par tous les moyens de diaboliser le régime Libéral pour, dans la même foulée, s’enorgueillir d’exister à ses côtés et en se nourrissant de l’illusion de se glorifier aux yeux de nos braves concitoyens. C’est pourquoi cette mascarade et ce grand tapage "tapass politique " orchestré à "corps" et à cris (manifestations bidons drainant pas ou peu de monde) faisant appel à un grand renfort de tambours et de trompettes médiatiques, n’atteint ni le cœur ni l’esprit de nos concitoyens lesquels ne sont tombés ni dans le vice du sadomasochisme économique ni rattrapés par le chronisme d'une fièvre amnésique collective fut elle politique.
Les fossoyeurs du régime Libéral semblent mésestimer la grande maturité politique et la légendaire sagesse que notre peuple a capitalisé durant sa longue marche vers le progrès : ne dit-on pas en bon sénégalais que "suul kerr du ko térè feñ" nous y ajoutons, d’ailleurs bien souvent, cet autre adage tout aussi répandu, décliné sous la forme d’une mise en garde pleine d’esprit "suxlu mbêrr ? Pourquoi? And ak moom’a ko genn, muy berré dan, ngay réé! "
Les "mécontents" (comprenez les opposants au régime de Wade) devraient être plus furieux contre eux-mêmes qu’ils ne peuvent, objectivement, l’être contre le parti libéral au pouvoir. Comment peut on en vouloir à ce point à un chef d’Etat dont le seul crime est d’avoir eu, dés le début de son mandat en 2000, le courage et l’engagement de remettre le pays au travail dans le seul but d’atteindre, le plus rapidement possible le développement économique et social tant espéré par les sénégalais. (Voir toutes les stratégies politiques et économiques de la croissance accélérée)
Ces "épaves politiques" entassées dans "la casse FSS" ont trouvé d’autres appellations à ces prouesses économiques que constituent le boom immobilier et les imbrications spectaculaires du réseau routier national : le gaspillage, la dilapidation des deniers publics, mauvais arbitrage des choix et de décisions d’investissements, etc., etc. alors qu’avant l’Alternance de 2000 tout ce dont se plaignaient les sénégalais c’était justement l’absence de ces infrastructures et équipements routiers de qualité. Autant de choses, donc, sur lesquelles un électeur avisé devrait pouvoir se fonder, le moment venu, pour éclairer son jugement et justifier son intention de vote dans le sens soit de siffler une fin de partie d’un match qui n’aurait que trop duré ; soit dans le sens d’accorder à l’équipe en exercice une prolongation méritée!
Tout cela ressortit, bien entendu, de la libre appréciation des électeurs par conséquent, motus et bouche cousue, nous n’en dirons pas plus !
Rappelons, à titre simplement indicatif, que pour avoir raté l’opportunité de faire ce que le régime actuel est en train de réussir, certes lentement, mais sûrement, les désavoués du FSS, furibonds contre eux-mêmes ne sachant plus à quel saint se vouer, se muent en incendiaires pyromanes murmurant tels des conspirateurs nocturnes : sans nous, le déluge !
En plus de s’être autocensurés « électoralement » de la parole et de la place publique, cette "cohorte lugubre" qui marche fixant leurs pieds en broyant du noir, ne s’est pas encore tout à fait rendu compte qu’ils avaient "bêtement" dilapidé quarante précieuses années de la vie du peuple et vient à peine de s’apercevoir qu’ils avaient sacrifié la détermination et le potentiel patriotique des premières générations de sénégalais fraichement sortis du joug colonial et qui étaient disposés à en découdre avec les défis du Développement.
Ces "silhouettes errantes du front sigg’il sénégaal" ne devraient s’en prendre logiquement qu’à eux-mêmes, conscients qu’ils sont, d’être passés à coté de l’exaltante mission à eux confiée par le peuple dans la phase de balbutiements et de construction de notre jeune Etat.
Des générations de jeunes femmes et de jeunes hommes, formées à l’école de la république de l’époque, sont aujourd’hui parmi ceux qui dirigent le pays. Ils sont dans tous les secteurs politiques et économiques mais ils s’y déploient dans un climat politique et idéologique revanchard, radicalement différent de celui des "années de plombs" socialistes, "Mr Diouf" est, entre temps, passé par là ne laissant à la jeunesse "malsaine" du pays (c’est son expression) aucun autre choix que celui de la rupture eschatologique "conceptuelle et catégorielle" exprimée dans le fameux cri de ralliement bien connu de nous tous : SOPI
Bienheureux sont les enfants nés sous l’Alternance ils ont dès le bas âge l’opportunité de fréquenter ces
merveilleuses et innovantes institutions (dont nous avons tous rêvé étant enfants) pour eux construit par le chef de l’Etat Abdoulaye Wade. Ces mêmes enfants n’auront aucune difficulté à trouver dans leurs quartiers ou zones d’habitations, peut être même à quelques pas de chez eux, un collège et/ou un lycée qui accepteraient bien de les accueillir sans, bien évidemment, trop de tracas. Au bout de leurs cycles s’offrira à eux d’égales opportunités de poursuite de leurs études ou de la possibilité de bénéficier d’une formation qualifiante qui les mènera directement et sûrement vers le difficile et exigent marché du travail.
Dans une quinzaine d’années ces jeunes là ne songeront pas une fois à « prendre la pirogue » pour aller à la recherche de je ne sais quelle hypothétique vie meilleure car ils auront été éduqués et formés par nos soins dans un système éducatif efficace tant et si bien qu’ils n’auront plus, dans l’avenir, aucune difficulté à s’insérer dans les systèmes socio-économiques des pays hôtes en y jouissant du respect et de l’estime que chaque être humain est en droit d’attendre de ses semblables.
Pour cette même raison philanthropique l’Etat sénégalais actuel ne regardera pas, sans rien faire, ses propres filles et fils formés ou non (même s’ils avaient déjà pratiquement atteints l’âge de la majorité au moment de l’Alternance) risquer dangereusement leurs vies en bravant la mer et les océans faute "d’arguments" sur le marché du travail. Pour aller se "détruire" dans des pays où ils ne sont pas, bien souvent, les bienvenus. Ces jeunes malheureux qui s’entassent, aujourd’hui, dans des embarcations de fortune (Renvoyant l’Afrique à des pages de son histoire dont je ne veux, précisément pas, me rappeler ici !) sont pour la plupart situés dans la tranche d’âge comprise entre 17 et 35 ans (ce qui, dans l’histoire de notre pays, correspond exactement à la période socialiste). Ces compatriotes ( purs produits des années socialistes) bien souvent démunis n’ont pas grand-chose à proposer ou à faire valoir aux pays d’accueil, mal formés ou pas du tout formés, ils n’ont plus que la force de leurs bras et une volonté inébranlable pour tenter de survivre dans ce monde marqué essentiellement par la recherche effrénée de ressources humaines qualifiées.( Tout le monde ayant compris que l’Homme était au début et à la fin de tout développement ; l’exemple de la politique des Green Cards ou de l’immigration choisie ou concertée est là pour nous le rappeler! Notons que rien empêche celui qui se concerte de choisir durant la concertation ; la concertation n’excluant pas le choix ; l’une n’interdit pas l’autre : Définition exacte et parfaite d’un marché de dupes !)
Les gouvernants sénégalais actuels ont hérité de ce passif très lourd à porter mais comme tout héritage, l’ayant droit est toujours tenu du "tout" (l’actif aussi bien que du passif. C’est ainsi, et personne ne peut rien y faire !)
S’ajoute à cet héritage, la dérobade inexorable et malicieuse du Temps et des mentalités qui n’acceptent plus qu’on les charge des turpitudes des hommes et des institutions qu’ils créent.
La personnification (présidentialisation) croissante des régimes politiques va de paire avec la personnalisation de leurs effets, positifs soient ils ou négatifs!
Amis gouvernants "tenez-vous-le pour dit" le Temps n’a tellement plus " si bon dos" qu’au point où nous en sommes il faudra s’attendre de moins en moins aux discours habituels tels que : Diamono da fa méti; Dundu gi dafa naxari ; Y’Allah bax’na ; Y’Allah jèèx’ul ; Aduna amul solo!
Et préparons-nous à entendre de plus en plus souvent : Président bi bax’ul, Ki jiité lii mba léé gig’u ñu ! ; Soxla’wul muuy taw, wutal lèèn ñu ay bassins de rétention ak ay systèmes d’irrigations yu xérèñ té efficaces!
Ou alors : Président bi ? Y’Allah na fi yagg té wèrr! ; Sunu Maire ? Moo baax!
Serait-ce la rançon de la modernité ? Ou serait ce que le Temps ait décidé enfin de soulager son dos meurtri du poids de sa vieille et lourde charge.
Dans tous les cas, si ce phénomène a la vertu d’encrer dans l’esprit les "mœurs" de nos dirigeants (à tous les échelons et dans tous les domaines) l’idée de la "Responsabilité" (sous toutes ses formes : Pénale, politique, administrative et j’en passe), ce ne serait en rien une "mauvaise coutume" c’est tout le contraire de ces Assises!
Croyez-moi, Je vous le jure sur le….. Temps

Le Temps :
sourate 103 du Saint Coran
"Wal ‘asri, inal insaana lafi xusrine
Illal lazhina amenou wa ‘amilou çalihaati
Wata waaçaw bil haqi wata waaçaw bi’s sabri"
Surat’ul Asri 103


M’BACKE N’DIAYE
Bruxelles le 10/08/2008
baker070703@yahoo.fr
0032-487/622.354

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